
Aimé Ndayizeye informe que les études montrent que l’hépatite B est beaucoup plus transmissible que le VIH avec cent fois plus transmissible que le VIH et l’hépatite virale C dix fois plus transmissible que le VIH
Dans un entretien nous accordé, le mardi 09 janvier 2023 en mairie de Bujumbura, Aimé Ndayizeye, médecin directeur du PNLS/IST/HV fait savoir que les hépatites virales constituent un problème de santé publique. Elles ont une tendance à dépasser les décès dus au VIH. Les médicaments de traitement de l’hépatite virale C sont disponibles dans le pays, contrairement aux années antérieures où lesdits médicaments étaient commandés à l’extérieur du pays. Le traitement de l’hépatite virale C est curatif. A cause de la disponibilité des médicaments, la population en aura l’accès, ils sont offerts gratuitement mais le test de la charge virale est payant.« Les hépatites virales constituent un problème de la santé publique. Ici, nous faisons le focus aux hépatites virales B et C qui sont transmissibles comme le VIH parce qu’il y a d’autres hépatites qui sont transmissibles par la mauvaise hygiène notamment A et E. Les hépatites virales B et C peuvent évoluer la chronicité et peuvent même développer le cancer du foie», dit Aimé Ndayizeye.
La distinction entre les hépatites virales B et C
Aimé Ndayizeye précise que la distinction entre les deux hépatites virales est que l’hépatite virale B a une prévention par vaccination. Elle a un traitement à vie. Au Burundi, les enfants bénéficient de la vaccination à 1 mois et demi, deux mois et demi et trois mois et demi. « Nous sommes en train de tout faire pour que les enfants puissent bénéficier de cette dose dès la naissance pour renforcer la prévention de l’hépatite virale B ».Pour l’hépatite virale C, elle a par contre un traitement curatif. Pour les personnes qui sont récemment diagnostiquées elles bénéficient d’un traitement de trois mois, soit douze semaines et pour les personnes qui ont l’hépatite C avancé avec certaines complications notamment la cirrhose, elles bénéficient des traitements de six mois, soit 24 semaines. Ces deux virus ont un mode de transmission presque commun par rapport au VIH. Il s’agit, entres, autres de : la transmission sexuelle, transmission par voie sanguine et la transmission mère-enfant. M. Ndayizeye informe que les études montrent que l’hépatite B est cent fois plus transmissible que le VIH et l’hépatite virale C dix fois plus transmissible que le VIH. Pour lutter contre les deux hépatites, on utilise une même prévention que le VIH.
Plan stratégique
Aimé Ndayizeye indique aussi qu’au niveau du pays, il y a un plan stratégique de lutte contre le VIH, les infections sexuellement transmissibles et hépatite virale intégré qui va de 2023 à 2027. Là, il y a beaucoup d’interventions qui sont mises place notamment le vaccin à la naissance pour les enfants, c’est aussi la prophylaxie de l’hépatite B chez la femme enceinte pour prévenir que l’enfant ne puisse pas naître infecté. Les traitements s’attaque à l’hépatite virale B et en même temps au VIH. Nous veuillons à ce que la personne qui a le VIH et l’hépatite virale B on puisse introduire cette molécule pour qu’elle puisse aussi agir à la fois sur le VIH et sur l’hépatite B. Pour qu’une personne possédant l’hépatite B puisse bénéficier des traitements, il y a des indications. Quand elle est infectée, presque environs 90% peuvent arriver à éliminer le virus. Les adultes ont une proportion entre 2 et 10 % qui peut évoluer vers la chronicité. Quand l’enfant attrape l’hépatite virale B, plus de 90% évolue vers la chronicité car le corps n’est pas encore mature pour dévélopper les anticorps et ces enfants meurent le plus tôt possible. La charge virale est aujourd’hui payant, mais le gouvernement est en train de faire un effort pour que dans l’avenir, l’accessibilité soit renforcée mais on a salué l’avancé car, ces traitements sont extrêmement chers.
Aimé Ndayizeye signale enfin que les objectifs de 2030 l’atteinte de l’élimination du VIH, des infections sexuellement transmissibles et les hépatites virales .Pour le VIH, on est avancé, mais on espère qu’on va aussi accélérer afin que nous puissions avancer rapidement par rapport aux hépatites virales.
Odette Nijimbere (Stagiaire)