
M. Ndirakobuca a laissé entendre que les efforts du gouvernement en matière des semences sélectionnées doivent être sanctionnés par un suivi rigoureux des services habilités.
Le Premier ministre Gervais Ndirakobuca a tenu une réunion à l’intention des intervenants du secteur agricole à tous les niveaux. Cette rencontre a abordé les opportunités et défis constatés au cours de la saison culturale A ainsi que les voies et moyens de ne pas manquer la récolte au maximum pour la saison culturale B. L’usine Fomi (Fertilisants organo-minéraux) a été particulièrement interpellée quant à la question de rendre disponible à temps des fertilisants commandés par les agriculteurs.
Cette réunion a vu la participation des chefs des cabinets des gouverneurs de toutes les provinces, les administrateurs de toutes les communes, les responsables de l’agriculture dans les provinces et communes. Les responsables de l’Isabu (Institut des sciences agronomiques du Burundi), la Direction générale de Fomi, les représentants de l’organisation « Tubura » qui œuvre dans la distribution des semences sélectionnées, avaient également été conviés à cette réunion.
Le Premier ministre Ndirakobuca a ouvert cette réunion en appelant tous les participants à user de la franchise dans leur intervention après avoir annoncé que chaque province allait être représentée par le directeur du Bureau provincial de l’environnement, de l’agriculture et de l’élevage(BPEAE) pour faire l’état des lieux. Après le tour des provinces, le Premier ministre a fait remarquer qu’il est clair que les défis pouvant être levés qui persistent encore sont liés notamment à l’indisponibilité des fertilisants Fomi et les semences sélectionnées qui font régulièrement défaut. D’où les responsables de l’entreprise Fomi ont été particulièrement appelés à tout faire pour que les retards enregistrés antérieurement ne soient plus observés. Le ministère en charge de l’agriculture à travers ses services notamment Isabu et ses partenaires entre autres ONGs dont «Tubura» a été appelé à ne plus avancer d’autres motifs qui font que des fois, des semences sélectionnées manquent aux agriculteurs qui en ont le plus besoin. En effet, la souveraineté du pays doit être sauvegardée notamment dans le secteur semencier.
M. Ndirakobuca a laissé entendre que les efforts du gouvernement en matière des semences sélectionnées doivent être sanctionnés par un suivi rigoureux des services habilités. Il a donné l’exemple des semences de maïs Pan53 qui sont beaucoup plus aimées par la population.
Surveiller les semences à distribuer
Le Premier ministre a insisté sur les semences qui sont actuellement multipliées par ceux qui ont été certifiés de «multiplicateurs des semences». Car, a-t-il souligné,il n’est pas du tout aisé de dire que tel ou tel autre est en train de multiplier comme il faut les semences aussi longtemps qu’ils ne sont pas encadrés dans les centres semenciers reconnus. Celui qui avait représenté l’Office national de certification des semences (ONCS) a laissé entendre que bien que les multiplicateurs des semences soient à l’œuvre, il serait nécessaire de les encadrer à travers les centres semenciers de l’Isabu et le faire dans ces derniers et non de façon isolée. M. Ndirakobuca a souligné qu’il est impérieux de procéder à la multiplication des semences sélectionnées des haricots car, il est, on ne peut plus clair, urgent d’avoir à chaque saison culturale, des semences de qualité de haricots.
Il a appelé les multiplicateurs des semences de haricots à patienter dans la vente du haricot et ne pas se précipiter parce que les prix fixés par l’Isabu sont inférieurs aux prix actuels sur le marché. Il a fait savoir que ces prix sont en train d’être revus et bientôt seront publiés.
Quant à la carence des semences sélectionnées du haricot, le Premier ministre rassure, que le ministère en charge de l’agriculture fera tout pour que les semences soient importées dans l’urgence et soient accessibles dès le 15 février 2023.
Amédée Habimana