Combattre sans complaisance toute forme de violence
Le jeudi 4 décembre 2025 dans la capitale politique Gitega, la Première dame du pays, Angeline Ndayishimiye a procédé au lancement officiel de la campagne des 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes et aux filles, édition 2025. Cette campagne est organisée par le ministère de la justice, des droits de la personne humaine et du genre. Se basant sur le thème de cette année : « Unissons-nous pour mettre fin aux violences numériques faites aux femmes et aux filles », Angeline Ndayishimiye appelle chaque personne, burundaise et étrangère, à s’impliquer activement à l’éradication des violences basées sur le genre et plus particulièrement, les violences numériques faites aux femmes et aux filles.

Comme le mentionne la Première dame du pays, le Burundi se joint, chaque année, au reste du monde en organisant la campagne des 16 jours dédiés à lutter contre les violences faites aux femmes et aux filles. Cela dans l’objectif de soutenir les femmes et les filles victimes de ces violences. Cette campagne débute le 25 novembre pour se terminer le 10 décembre de chaque année, journée internationale des droits de l’homme. Ainsi, Mme Ndayishimiye montre que les violences faites aux femmes et aux filles constituent l’une des manifestations de la violation des droits humains et le gouvernement du Burundi est très préoccupé par cet état de fait. Elle fait savoir que les violences faites aux femmes et aux filles occasionnent des conséquences néfastes dans la société en commençant par les ménages. C’est ainsi que les hommes sont invités à prendre les devants dans le lutte contre ce fléau en évitant de maltraiter leurs épouses. Néanmoins, reconnait Mme Ndayishimiye, il y a des hommes qui sont victimes des violences au sein de leurs ménages, ainsi, elle invite alors les femmes à toujours respecter leurs époux.
Revenant sur le thème de cette année, Angeline Ndayishimiye demande aux femmes et filles d’êtres prudentes en utilisant les réseaux sociaux afin de ne pas tomber dans les pièges des gens mal intentionnés qui veulent ternir leur image. Le ministère public a été recommandé de lutter contre les violences numériques faites aux femmes et aux filles en appliquant scrupuleusement les lois en vigueur.
Pas mal d’actions menées
A son tour, le ministre de la justice, des droits de la personne humaine et du genre Arthémon Katihabwa explique que le gouvernement du Burundi s’est toujours préoccupé de violences basées sur le genre. C’est ainsi que pas mal d’action contre ce fléau ont été menées. Il s’agit notamment de l’élaboration du programme national de lutte contre les violences basées sur le genre, l’organisation depuis l’an 2000 de la campagne des 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes et aux filles, la mise en place de policiers, procureurs et juges spécialement chargés du suivi des dossiers liés aux violences basées sur le genre, ainsi que le lancement en 2012 de la campagne de tolérance zéro envers l’impunité des violences basées sur le genre. En plus de cela, M. Katihabwa précise que le ministère en charge de la justice reste vigilant pour prévenir en temps opportun les violences faites aux femmes et aux filles.
En marge de ces cérémonies, des hommes et femmes qui se sont démarqués dans la lutte contre les violences basées sur le genre ont été primés et certifiés.
Eric Sabumukama
