Il faut tout simplement savoir qu’au niveau de la gestion des déchets en plastique, il y a des instruments juridiques, à savoir un décret qui interdit l’importation, la commercialisation, l’usage des emballages et d’autres non dégradables. Ce décret date du 18 août 2018. C’est un décret qui instaure pas mal de mesures qu’il faut suivre pour la bonne gestion des déchets, et surtout les déchets non-biodégradables. Autre instrument, c’est le Code de l’eau du 26 mars 2012. Tels sont les propos d’Innocent Banigwaninzigo expert en environnement et changement climatique.

Le gouvernement du Burundi, via le ministère de la Santé publique a récemment sorti un communiqué portant sur la gestion des déchets biodégradables et non biodégradables et des amandes qu’on inflige à toute personne qui les jette ou qui fait des petits ou grands besoins n’importe où, car ces derniers sont nuisibles à la santé humaine. Face à ces mesures, M. Banigwaninzigo indique qu’il y a beaucoup d’articles qui reviennent sur la gestion durable des déchets. Parmi eux, il y a des articles réservés à la bonne gestion des déchets non-biodégradables, donc les déchets en plastique.
M. Banigwaninzigo indique aussi qu’il y a d’autres instruments, notamment le Code de l’environnement dans son ensemble qui date de 2020, au mois d’août. Il revient aussi sur la gestion durable des déchets. Il y a toujours les emballages, les déchets en plastique. Mais aussi, à part tous ces instruments, il y a la Constitution.
M. Banigwaninzigo fait savoir que dans l’article 35, revient sur le rôle indispensable de l’Etat dans la sauvegarde des ressources naturelles, dans la gestion de l’environnement. De là, il y a la gestion des déchets, dans sa globalité, mais aussi les déchets en plastique d’une façon particulière. Toutes ces politiques-là reviennent sur comment gérer les déchets en plastique vis-à-vis de ces impacts négatifs, que ce soit sur la santé humaine, sur la biodiversité dans son ensemble, sur l’eau, sur l’atmosphère, sur les animaux, donc sur l’environnement dans son ensemble.
Sensibilisation du public à la réduction des déchets
Innocent Banigwaninzigo indique que la sensibilisation du public revient dans la mission principale du gouvernement et ses partenaires c’est-à-dire les organisations de la société civile, qui sont là pour appuyer les activités du gouvernement. Aussi, les partenaires financiers et les partenaires techniques peuvent aider et contribuer à la sensibilisation du public à la bonne gestion des déchets. Du fait que le gouvernement ne peut pas sensibiliser toute la population à la bonne gestion de ces déchets , et du fait qu’il est aussi chargé de pas mal d’affaires publiques, le gouvernement n’est pas tout simplement concerné par l’affaire de la gestion des déchets seulement, il y a aussi d’autres préoccupations.
Du côté de Silas Bucumi, président de la société Nezerwa investiment group, une société chargée de collecter les déchets, il précise que la mesure qui a été prise par le gouvernement du Burundi est bonne, mais indique que ces mesures doivent être accompagnées de sensibilisations pour inviter la population à séparer les déchets biodégradables et non biodégradables quand on les jette dans les poubelles. Mais, M. Bucumi fait savoir que compte tenu des études faites, la population manque de poubelles de collectes de déchets non biodégradables raison pour laquelle on les jette ensemble. Il demande aussi au gouvernement de construire des latrines publiques sur les routes, afin que la population ne manque pas là où on peut faire des petits besoins ou grands besoins.
Fidèle Hatangimana
