Le service chrétien international pour la paix dans la région des Grands lacs dénommé « Eirène Grands lacs », a procédé le vendredi 23 janvier 2026, aux cérémonies de lancement officiel du projet FeHoDeCo (Femmes et hommes, ensemble, se développent dans leurs communautés en prônant la cohésion sociale). Tao Goulah Vairoukoye, représentant légal et coordinateur d’Eirène dans la région des Grands lacs, souligne que cette organisation vise le renforcement et la consolidation de la paix et la cohésion sociale au sein des communautés des pays de la région des grands lacs.

« Ce programme est financé par le ministère allemand en charge de la coopération internationale par une enveloppe de deux millions cent mille euros pour une durée de trois ans. Et le projet sera exécuté au Burundi dans les cinq provinces ainsi que dans la partie est de la république démocratique du Congo en collaboration avec les différentes organisations partenaires », a fait savoir Tao Goulah Vairoukoye, représentant légal et coordinateur d’Eirène dans la région des Grands -lacs.
Concernant le choix de la RDC et du Burundi pour l’exécution de ce projet, M. Vairoukoye a fait savoir que ces deux pays ont la même problématique de la paix, ils vivent les mêmes réalités et leurs communautés sont également ensemble. Donc, intervenir dans un pays sans intervenir dans un autre dans de tels domaines comme le renforcement et la consolidation de la paix et la cohésion sociale sera une injustice. C’est pourquoi nous pensons que les communautés au niveau du territoire d’Uvira ou même du Congo sont complémentaires, et que les échanges se font aussi entre elles.
Dans le but toucher toutes les couches de la communauté locale, le projet FeHoDeCo a certains volets principaux sur lesquels on va mettre l’accent particulier. Il s’agit de celui en rapport avec la participation inclusive des communautés dans la gestion non violente des conflits et la promotion de la cohésion sociale et la bonne gouvernance ; la promotion de la paix environnementale et climatique et le renforcement de la cohésion sociale entre les communautés locales ainsi que l renforcement des capacités au niveau régionale.
Suivre les politiques nationales
« C’est un projet très important pour notre ministère et du pays, car cette sorte de médiation existait depuis longtemps et n’exclut même pas cette phase de la justice. Et c’est une médiation d’une importance capitale. Quand on voit une organisation qui vient appuyer dans ce domaine, c’est aussi un avantage pour notre pays et pour la population burundaise et de la sous région », a affirmé Jérôme Ndikuriyo, porte parole au ministère en charge des médias qui a représenté le ministre de tutelle.
Comme ce projet vient en complémentarité de l’autre qui venait de s’achever, M. Ndikuriyo a demandé aux représentants de Eirène d’élargir le champ d’action afin d’aider plus de communautés possibles. Par exemple, ajoute-t-il, « nous leur demandons d’agir toujours dans le strict respect des politiques nationales du gouvernement, et suivre les recommandations et études qui ont été déjà faites. C’est dans ce cadre que leurs actions auront un impact significatif sur les bénéficiaires».
«Nous voulons que les défis qui ont été enregistrés lors du premier projet soient relevés au niveau de ce deuxième projet », a espéré M. Ndikuriyo, tout en promettant que le gouvernement est prêt à soutenir et appuyer toutes initiatives visant le bien- être du peuple et du pays. S’agissant des attentes de ce projet au niveau du gouvernement, ce dernier a indiqué qu’ils sont au niveau de trois catégories. A cela, il a mentionné une flanche collaboration, le renforcement des capacités des agents de mise en œuvre, ainsi que le travail en synergie et mette en place plan pour faciliter une évaluation à mis parcours.
Avit Ndayiragije
