
Roger Niyungeko précise qu’il y a certains aspects où les coutumes burundaises favorisent les uns d’un côté et défavorisent les autres d’un autre (Photo Odette Nijimbere))
« Toutes les personnes naissent égales en droit et en dignité selon la constitution burundaise et la charte internationale des droits de l’Homme », selon Maitre Florent Ndayikeza.
Dans un entretien accordé au Renouveau le 14 décembre 2023 à Bujumbura, le juriste de formation, Roger Niyungeko indique que chaque être humain a été créé ainsi et joue un rôle important dans la société. L’objectif est de faire en sorte qu’il n’y ait de discrimination basée sur le genre car, tous les êtres humains naissent libres et égaux en droit et en dignité.
Concernant certaines coutumes burundaises qui favorisent les uns et défavorisent les autres, Roger Niyungeko précise que cela est une triste réalité. Il dit qu’en matière successorale par exemple, la femme n’a pas le même droit d’héritage égal à l’homme dans le domaine de la propriété foncière. La femme reçoit uniquement un lapin de la terre appelé communément « Igiseke». Il ajoute que, concernant l’égalité des genres, il y a plusieurs données à écrire avec aussi des idées divergentes. Les inégalités entre homme et femme s’expliquent principalement par la place des femmes sur le marché de l’emploi. Pour promouvoir l’égalité professionnelle, les droits des femmes, y compris le droit à une rémunération égale pour un travail de valeur égale, doivent être respectés. La lutte contre les stéréotypes sexistes et le harcèlement sexuel est également important pour garantir l’égalité professionnelle.
La Constitution burundaise stipule que tous les Burundais sont égaux en droit. Ils ont les mêmes droits, les mêmes devoirs et la même dignité. Ce qui est interdit à la femme est aussi interdit à l’homme. La femme est égale à l’homme en droit et devant la loi.
Odette Nijimbere (stagiaire)