L’école Tumaini / Hope Christian school située en zone Ruziba, commune Mugere, s’illustre par son engagement constant en faveur d’une éducation de qualité, en vue de contribuer à la préparation des futurs acteurs du développement du pays. La mise en place de l’internat, la rigueur dans l’enseignement et le développement du partenariat sont entre autres stratégies adoptées pour réussir les objectifs fixés, a indiqué le directeur de cette école, sylvestre Nibitanga dans une interview accordée aux professionnels des médias, le lundi 19 janvier 2026.

Conscient que la qualité de l’enseignement repose sur des bases solides, le responsable de cet établissement scolaire, également initiateur du projet éducatif, affirme avoir misé sur des stratégies majeures pour garantir un apprentissage efficace et durable. Parmi celles-ci figurent notamment la mise en place de l’internat pour certains élèves, la rigueur dans l’enseignement conformément à la réglementation en vigueur, ainsi que le développement de partenariats capables de soutenir la réalisation de projets d’envergure nécessitant des moyens financiers importants.
Pour l’année scolaire 2025-2026, l’école compte un effectif de 248 élèves. Selon M. Nibitanga, cette école joue également un rôle social important au sein de la communauté environnante, en apportant un soutien particulier aux enfants orphelins et ceux issus de familles vulnérables. Il se réjouit par ailleurs des avancées déjà enregistrées, de la première année maternelle jusqu’au 4e cycle de l’école fondamentale (7e et 8e années).
S’agissant des perspectives d’avenir, la direction de l’école nourrit de grandes ambitions. Un projet de construction d’un nouveau bâtiment à étages de trois niveaux est envisagé, afin d’accueillir d’autres niveaux d’enseignement, notamment un Institut d’enseignement supérieur en théologie et en entrepreneuriat.
« Nous avons de grands projets à réaliser, non seulement dans le secteur de l’éducation, mais aussi dans d’autres domaines, afin de contribuer au développement durable du pays, en droite ligne avec la Vision 2040-2060 », a déclaré M. Nibitanga.
Malgré ces progrès notables, l’école fait face à plusieurs défis majeurs qui freinent la mise en œuvre de ses projets. Ces derniers sont notamment le manque d’électricité, l’insuffisance d’eau potable malgré l’existence d’un forage, ainsi que le déficit en matériels didactiques, dont les ordinateurs. « Nous demandons l’appui du gouvernement pour l’accès à l’électricité. Le réseau est proche, à environ huit cent mètres de l’école. Nous sommes même prêts, s’il le faut, à fournir des efforts pour l’achat des poteaux. L’électricité nous permettrait d’assurer efficacement les cours d’informatique », a-t-il plaidé.
Revenant sur l’importance du partenariat, M. Nibitanga a indiqué que l’école venait d’organiser trois jours d’activités dédiées à l’enfant, en présence de partenaires venus des Etats-Unis. Le message central de ces activités était de placer l’enfant au cœur de la préparation d’un avenir radieux pour le pays.
Il a également salué l’appui matériel reçu, notamment deux ordinateurs offerts par ces partenaires, en plus d’autres soutiens déjà mobilisés, tout en exprimant le besoin de renforcer davantage ce partenariat pour répondre aux différents défis persistants. Au nom de l’équipe de partenaires, Andy Clark a apprécié l’étape franchie par cette école tout en réaffirmant son engagement à continuer à la soutenir pour réaliser d’autres projets ambitieux en faveur de l’éducation des enfants burundais.
Claude Hakizimana
