Dans la soirée du mardi 11 août 2026, le ministre en charge de la jeunesse, Lydia Nsekera, a prodigué des conseils aux jeunes africains avant la clôture des activités de la deuxième journée du dialogue continental africain sur l’agenda jeunesse, femmes, paix et sécurité en Afrique. Elle a affirmé qu’avec l’appui, le soutien et l’encouragement des leaders, l’avenir de l’Afrique se trouve entre les mains de la jeunesse.

Mme Nsekera rappelle aux jeunes que personne ne peut jamais atteindre un objectif, ou avoir quoi que ce soit sans entreprendre, déployer ses efforts pour travailler assidûment. Elle souligne que l’avenir de l’Afrique se trouve entre les mains de la jeunesse. « Après ces deux jours d’échanges, il faut que chacun d’entre vous quitte Bujumbura avec une nouvelle vision, un nouvel objectif, pour enfin, aller contribuer à la construction d’une Afrique solide, sûre et prospère », dit-elle.
« En tant que jeunes, vous êtes de vrais moteurs pour le développement durable de notre continent, des principaux piliers pour l’accompagnement ou la mise en œuvre de l’agenda jeunesse, femmes, paix et sécurité. Quant à nous leaders de vos pays respectifs, nous vous promettons de rester toujours à vos côtés pour vous accompagner et vous soutenir dans toutes vos initiatives», rassure Mme Nsekera. Pour arriver à leur destin et réaliser leurs rêves, elle les a, enfin, demandés de penser à la protection de leur vie, de l’eau, contribuer à la protection et préservation de l’environnement.
Transformation du paysage de la gouvernance des jeunes
Selon Désiré Manirakiza, coordonnateur national du Paeej, la Charte africaine de la jeunesse, adoptée depuis vingt ans par quarante trois Etats de l’Union africaine, reste le seul instrument continental, juridiquement contraignant, dédié exclusivement aux droits, à la participation et au développement des jeunes africains, mais le défi n’est plus son adoption plutôt sa mise en œuvre.
Il a précisé que les vingt prochaines années doivent être placées sous le signe de la mise en œuvre, la responsabilité et de l’impact mesurable, par la transformation du paysage de la gouvernance des jeunes. M. Manirakiza a affirmé que la Charte de l’UA a inspiré les politiques nationales en faveur de la jeunesse, et permis la création des ministères, départements et conseils chargés de la jeunesse. Elle a renforcé la coordination institutionnelle et placé les questions relatives à la jeunesse au cœur des priorités de l’Union africaine, communautés économiques régionales et des gouvernements nationaux.
Transformer les dividendes démographiques en opportunités économiques
En plus de la Charte africaine de la jeunesse de l’Union africaine, qui inspire ces politiques, elles s’institutionnalisent aussi dans les stratégies régionales axées sur l’éducation, l’employabilité et le co-leadership. M. Manirakiza a informé que ces politiques visent à transformer les dividendes démographiques en opportunités économiques, sociales et politiques. Il a souligné que les mêmes politiques se déclinent à travers plusieurs grands axes sur le continent à savoir, l’emploi et entrepreneuriat, la participation politique, la gouvernance, ainsi que la promotion de l’éducation et les compétences des jeunes africains. Il a, enfin, affirmé que l’Afrique dispose d’une occasion unique de passer des engagements à la mise en œuvre, et de la mise en œuvre à un impact mesurable.
Avit Ndayiragije
