
La Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) prévoit de relancer progressivement le recrutement de son personnel après près de deux ans de suspension liée aux difficultés financières. La première phase concernera 69 postes stratégiques et de responsabilité. « Presque toutes les étapes de la nouvelle procédure se dérouleront électroniquement, y compris l’interview », a fait savoir Séverin Mbarubukeye, secrétaire permanent ayant en charge les affaires de la communauté Est africaine, lors d’une conférence de presse, le lundi 21 septembre 2026 à Bujumbura. Il a invité les citoyens burundais à se préparer suffisamment tôt afin de saisir cette opportunité professionnelle au sein d’une organisation régionale.
« Compte tenu du nombre de postes à pourvoir et des moyens nécessaires, le recrutement se déroulera en trois phases. La première portera sur 69 postes stratégiques et de responsabilité, considérés comme prioritaires pour assurer le bon fonctionnement de l’organisation. Les deux autres phases concerneront les postes qui deviendront vacants jusqu’en juillet 2027, puis ceux qui seront disponibles après cette échéance », a fait savoir M. Mbarubukeye.
Il a également indiqué qu’avant la publication officielle des postes, le manuel opérationnel relatif au système de quotas est en cours de finalisation. Ce document permettra de déterminer l’éligibilité des pays membres aux différents postes disponibles.
L’une des principales nouveautés de ce processus réside dans l’utilisation accrue des outils électroniques. Presque toutes les étapes de la nouvelle procédure se dérouleront électroniquement. « Les candidatures seront introduites en ligne et le système procédera à la sélection des candidats remplissant les conditions d’éligibilité. Ceux qui seront retenus passeront ensuite un test d’aptitude organisé avec la participation d’un représentant du Secrétariat général de l’EAC et d’une institution nationale qui sera identifiée, notamment l’École nationale d’administration (Ena) ou l’Université du Burundi. Un observateur issu du ministère concerné pourra également suivre le déroulement de cette épreuve », a-t-il déclaré en précisant que même l’interview sera faite électroniquement.
Les candidats burundais intéressés sont donc appelés à s’informer sur les conditions d’éligibilité, les modalités de candidature et les différentes étapes de sélection. La note de passage fixée à 70 % constitue également un élément important à prendre en compte dans leur préparation.
« L’objectif est de permettre au public Burundais de mieux comprendre les exigences du recrutement et de soumettre des candidatures conformes aux conditions requises », a conclu M. Mbarubukeye.
Ferdinand Hakizimana
