A la Maison de la presse, s’est tenu, du 20 au 22 mai 2026, un atelier de formation destiné aux 23 journalistes des médias publics et privés dont 1 media de Butanyerera,1media de Gitega et1 media de Burunga , dans le but de renforcer leurs capacités en matière de droits humains. Cette formation a été organisée par la Maison de l’Unesco au Burundi en collaboration avec la Maison de la presse du Burundi. « Elle vise à approfondir leur compréhension des droits humains et à favoriser l’intégration de ces principes dans le travail journalistique quotidien » a fait savoir Peter Wallet, coordinateur de la Maison de l’Unesco au Burundi.

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Un atelier de formation destiné à 23 journalistes des médias publics et privés s’est tenu du 20 au 22 mai 2026 à la Maison de la presse, afin de renforcer leurs capacités en matière de droits humains.
Le coordonnateur de la Maison de l’Unesco au Burundi a souligné que le journalisme constitue un pilier essentiel de la démocratie, de la cohésion sociale et de la promotion des droits fondamentaux. Selon lui, la compréhension des droits humains améliore la qualité du travail journalistique et contribue à façonner la paix. « La formation des journalistes vise à approfondir leur compréhension des droits humains et à favoriser l’intégration de ces principes dans le travail journalistique quotidien», a fait savoir M.Wallet
Garantir les droits fondamentaux de chaque personne
La formatrice Verra Mutoni, commissaire aux droits de l’Homme et membre du Bureau des Nations unies au Burundi, a indiqué que les droits humains sont un ensemble de textes et de règles juridiques qui reconnaissent, protègent et garantissent les droits fondamentaux de chaque personne. Ils trouvent leur fondement principal dans la Déclaration universelle des droits de l’homme ainsi que dans d’autres instruments juridiques internationaux, et sont garantis par les constitutions des Etats.
Mme Mutoni a expliqué que les droits humains sont généralement regroupés en trois catégories. La première catégorie comprend les droits garantis par le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, qui visent à assurer les libertés fondamentales et à protéger les individus contre les abus de pouvoir des Etats, notamment le droit à la vie, l’interdiction de la torture, la liberté d’expression, la liberté de pensée, de conscience et de religion.
La deuxième catégorie concerne les droits garantis par le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, qui complète le pacte relatif aux droits civils et politiques ainsi que la Déclaration universelle des droits de l’Homme. Il s’agit notamment du droit au travail, du droit à la santé, du droit à l’éducation, du droit à l’alimentation, du droit au logement, du droit syndical et du droit à la culture.
Enfin, la troisième catégorie regroupe les droits dits collectifs ou de solidarité, tels que le droit à un environnement sain, le droit à la paix ou encore le droit au développement.
Mme Mutoni a également rappelé que ces droits sont protégés par plusieurs conventions spécialisées ratifiées par les Etats, notamment la Convention relative aux droits de l’enfant, la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes et la Convention contre la torture.
Faire preuve du sens de responsabilité
Abordant le traitement de l’information relative aux violations des droits humains, le formateur Alain Désiré Bukeyeneza a appelé les journalistes à exercer leur métier avec responsabilité, particulièrement lorsqu’ils couvrent des sujets sensibles liés aux droits humains. Il les a invités à respecter la dignité humaine, à protéger les personnes vulnérables et à éviter toute forme de stigmatisation.
Il convient de signaler que cette initiative s’inscrit dans la continuité des activités organisées à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse 2026, célébrée sous le thème « Façonner un avenir en paix ». Des démarches sont également en cours avec le ministère en charge de l’intérieur, afin d’intégrer ces notions dans la formation initiale de la Police nationale. Une initiative similaire est aussi prévue à l’intention des magistrats dans le cadre du programme conjoint des droits de l’Homme soutenu par le gouvernement burundais et les Nations Unies.
Ferdinand Hakizimana (stagiaire)
