Piliers d’une communauté en bonne santé
L’hygiène et l’assainissement jouent un rôle essentiel dans la protection de la santé humaine et de l’environnement. Ils regroupent l’ensemble des pratiques visant à maintenir la propreté du corps, des lieux et des espaces publics, afin de prévenir les maladies. En d’autres termes, l’hygiène et l’assainissement sont parmi les piliers d’une communauté en bonne santé. Leur promotion passe par l’éducation, la sensibilisation et l’engagement de tous. Vivre dans un environnement propre et sain est un droit fondamental pour chaque être humain. « Dans notre hôpital, nous fournissons beaucoup d’efforts pour protéger les personnes qui viennent s’y faire soigner », tels sont les propos de Jacques Nibigira, technicien chargé du suivi de l’hygiène et assainissement à l’hôpital de Kibumbu. Il fait savoir que chaque fois que l’hygiène n’est pas pratiquée, il y a prévalence des maladies des mains sales. Il invite tous les citoyens à pratiquer une bonne hygiène chez eux afin de lutter contre les maladies liées au manque d’hygiène.

( Photo Irène Niyongabire )
M. Nibigira fait savoir qu’au district sanitaire de Kibumbu, l’hygiène et l’assainissement sont placés au cœur des priorités. « Dans notre hôpital, nous fournissons beaucoup d’efforts pour protéger les personnes qui viennent s’y faire soigner ». Que ce soit dans les lieux d’aisance, dans les chambres, dans les bureaux, dans les caniveaux, l’hygiène est globalement assurée. Les caniveaux qui sont bouchés, l’hôpital fait de son mieux pour les déboucher dans les plus brefs délais. Notre interlocuteur fait également savoir que la propreté dans les chambres des malades est assurée quotidiennement par les travailleurs et cela très tôt le matin, afin de garantir un environnement sain aux patients.
Pour prévenir les maladies des mains sales éventuelles, M. Nibigira indique que l’hôpital organise des séances de sensibilisation à l’endroit de toute personne qui vient à l’hôpital. L’ établissement s’arrange à ce que l’eau ne manque jamais dans les seaux placés juste à l’entrée de l’hôpital, pour permettre le lavage des mains avant d’accéder aux services des soins.
Des obstacles ne manquent pas
Malgré tous ces efforts, les défis ne manquent pas. M. Nibigira signale l’insuffisance des travailleurs et le manque du matériel adéquat. Il cite, entre autres, l’insuffisance ou le manque des tabliers, les casques, les bottes, les lunettes que les travailleurs portent au moment de l’incinération des déchets médicaux, etc. Selon lui, l’acquisition de ce matériel prend beaucoup de temps une fois qu’ils sont usés. L’insuffisance de travailleurs est liée à l’abandon de service par certains de ces derniers dus principalement aux salaires jugés insuffisants. Face à cette situation, notre interlocuteur demande à l’Etat d’engager d’autres employés, de doter l’hôpital du matériel suffisant notamment les poubelles adaptées à la collecte des déchets médicaux. Notre interlocuteur souligne que revoir à la hausse le salaire des travailleurs constituerait un des moyens de fidéliser le personnel. Aux malades et aux gardes malades, il leur demande de garder propres leurs chambres, de bien se laver les mains afin de combattre ensemble les maladies liées au manque d’hygiène.
Quant à Michel Niyongabo, chef adjoint des travailleurs, confirme que l’hygiène est une réalité à l’hôpital de Kibumbu. Il reconnait l’insuffisance des travailleurs mais ajoute que ceux qui sont disponibles fournissent de grands efforts pour maintenir les lieux propres.

M. Niyongabo annonce que lorsque les travailleurs évacuent une personne blessée, ils portent des salopettes imperméables afin de se protéger du sang ou d’autres liquides corporels du malade. Après l’évacuation, ils les enlèvent et les nettoient immédiatement pour les garder propres. Au moment du nettoyage, ces derniers mettent toujours des gants en vue de lutter contre toute éventuelle contamination des maladies.
Néanmoins, M. Niyongabo indique qu’il y a des travailleurs qui négligent leur travail, soi-disant que le salaire est minime. Pour lui, il s’avère nécessaire de continuer à travailler avec professionnalisme, d’améliorer la qualité du service, de plaider pour l’augmentation du salaire tout en restant sur terrain. Il a profité de l’occasion pour inviter les autres travailleurs à continuer leur travail au quotidien avec du sérieux.
Les usagers apprécient
Estella Niyongere, une garde-malade rencontrée dans cet hôpital, confie qu’elle vient d’une autre zone mais qu’elle préfère se rendre à cet hôpital en raison de sa propreté exemplaire. « Lorsqu’on est hébergé à cet hôpital, on n’a vraiment pas de souci en ce qui concerne l’hygiène. C’est pourquoi nous préférons nous faire soigner ici même si nous venons de loin. »

( Photo Irène Niyongabire )
Mme Niyongere souligne qu’il y’a des hôpitaux où l’hygiène est négligée. Dans ce cas, les malades et d’autres personnes qui y travaillent sont exposées aux maladies liées à l’insalubrité.
Elle annonce que le maintien de l’hygiène à cet hôpital est facilité par la disponibilité permanente de l’eau. Elle invite alors les malades et leurs accompagnants à abandonner les mauvaises habitudes consistant à salir les chambres et à respecter scrupuleusement les règles d’hygiène.
Elle encourage aussi les travailleurs et les responsables à cet hôpital à poursuivre les efforts de sensibilisation et inciter la population à se laver les mains avant d’entrer dans cette enceinte hospitalière, afin de lutter collectivement contre les maladies des mains sales.
Irène Niyongabire (Département de la documentation)
