Le chef de l’Etat burundais et président en exercice de l’Union africaine, Evariste Ndayishimiye, a reçu successivement en audience, le jeudi 22 octobre 2026, au palais présidentiel Ntare Rushatsi, Serap Güler, ministre adjointe allemande des Affaires étrangères, et Christopher Faircloth, représentant résident du FMI (Fonds monétaire international) au Burundi. Les échanges ont notamment porté sur les relations de coopération, la situation politique et sécuritaire dans la région ainsi que les perspectives de développement du Burundi, en lien avec la Vision 2040-2060.

A l’issue de l’audience accordée à la diplomate allemande, la porte-parole du chef de l’Etat, Nancy-Ninette Mutoni, a indiqué que le président Ndayishimiye a exprimé sa satisfaction quant aux relations diplomatiques entre le Burundi et l’Allemagne. Les discussions ont porté sur le renforcement des liens bilatéraux, la situation politique et sécuritaire dans la région et dans d’autres pays africains confrontés à des conflits, ainsi que sur la question des réfugiés.
Malgré un passé marqué par la colonisation, le président burundais a souligné la nécessité pour les deux pays de poursuivre leur collaboration et consolider leurs relations au bénéfice du développement, a précisé Mme Mutoni.
De son côté, Serap Güler a exprimé sa reconnaissance au chef de l’Etat burundais pour la contribution de son pays à l’accueil d’un grand nombre de réfugiés. Selon la traduction française assurée par Eva Dombo, la diplomate allemande a estimé que cet engagement « mérite tout le respect et la reconnaissance de la communauté internationale ».
Abordant la situation sécuritaire dans la région, Mme Güler a également salué les efforts du Burundi en faveur du rétablissement de la paix, notamment à travers la promotion du dialogue comme moyen de résolution des conflits.
« Les échanges ont été très fructueux », a-t-elle affirmé, tout en appréciant l’engagement des autorités burundaises dans la réalisation des objectifs de développement inscrits dans la Vision 2040-2060. Elle a souligné que la paix et la stabilité constituaient des conditions essentielles à la valorisation du potentiel économique du pays et l’attraction des investissements. « Chaque investisseur potentiel cherche aussi la stabilité dans un pays d’investissement », a-t-elle fait remarquer.
Appréciation par le FMI des efforts déployés par le Burundi pour accroître sa production
Après cette audience, le président Ndayishimiye s’est entretenu avec Christopher Faircloth, récemment désigné représentant résident du FMI au Burundi. Les échanges ont principalement porté sur les moyens par lesquels cette institution financière internationale pourrait accompagner le gouvernement burundais dans la réalisation de ses objectifs économiques.

« Nous sommes un partenaire et nous avons discuté de la manière dont le FMI peut aider le gouvernement du Burundi à réaliser ses objectifs économiques », a indiqué M. Faircloth.
Le représentant résident du FMI a, par ailleurs, salué les efforts déployés par le Burundi pour accroître sa production. Il a réaffirmé la disponibilité de l’institution à soutenir les secteurs porteurs de croissance, en mettant notamment l’accent sur le développement de la culture d’exportation, afin de contribuer à l’accélération de la transformation économique du pays.
Claude Hakizimana
