« Bien que notre école fasse face à des difficultés, nous saluons l’appui de la commune Ngozi qui nous a récemment accordé des moyens pour réhabiliter les latrines. Toutefois, nous avons encore des défis liés à la sécurité des apprenants, aux infrastructures et au manque d’enseignants ». Ce sont des propos tenus par Pascal Nzogaruka, directeur de l’École fondamentale (Ecofo) de Rusuguti, relevant de la direction communale de l’enseignement de Ngozi, en province de Butanyerera. C’était lors d’un entretien récemment accordée au journal « Le Renouveau du Burundi. »

L’Ecofo Rusuguti est une école publique construite dans le quartier Rusuguti, zone et commune Ngozi, en province de Butanyerera. Comme beaucoup d’autres établissements scolaires, elle est confrontée à des difficultés. Toutefois, selon son directeur, l’administration communale commence à apporter un appui afin de résoudre certaines d’entre elles.
Parmi les préoccupations majeures figure l’emplacement de l’école. Cette dernière est en effet construite au bord de la route goudronnée RN 16 reliant de Ngozi, Muyinga et Kirundo. Au niveau de cet établissement, il n’ya ni dos-d’âne ni signalisation indiquant l’existence d’une école pour obliger les conducteurs à ralentir. Selon le directeur, cette situation représente un risque permanent d’accidents pouvant mettre en danger la vie des élèves. M. Nzogaruka demande aux instances habilitées de lever ce défi avant qu’il ne soit tard. Selon cette autorité, l’école fait également face à un problème de classes pléthoriques dans les salles de classe. Avec seulement 11 classes pour 2 113 élèves, certaines salles de classe accueillent jusqu’à 130 élèves. En plus d’insuffisance des infrastructures scolaires, a-t-il ajouté, l’établissement souffre aussi d’insuffisance de latrines. Néanmoins, le directeur salue les efforts de la commune Ngozi qui a récemment accordé des moyens pour améliorer ces installations sanitaires.
Les autorités communales sont au courant de la situation.
Un autre défi important concerne le manque d’enseignants. D’après le directeur Nzogaruka, certains enseignants ont quitté l’école pour occuper d’autres fonctions dans l’administration publique mais sans être remplacés. Malgré cette situation, il assure que les cours continuent normalement grâce à l’appui d’enseignants bénévoles recrutés temporairement afin d’assurer la continuité des performances scolaires des apprenants. Malgré les défis, il espère que les résultats scolaires resteront satisfaisants.
Du côté de la commune de Ngozi, les autorités indiquent qu’elles sont au courant de cette situation qui concerne également d’autres écoles de la commune. Elles affirment que plusieurs initiatives sont en cours afin d’apporter des solutions à ces défis. Quant au manque de bancs-pupitres dans les classes, l’administrateur de la commune Ngozi précise que ce problème sera bientôt résolu grâce à une enveloppe de 100 millions de francs burundais récemment octroyés par le gouvernement. Concernant les enseignants, il indique que la commune s’est engagée à encourager financièrement le travail des enseignants bénévoles. Il cite néanmoins la persistance de manque de terrains pour l’extension des salles de classes afin de faire face au problème lié effectifs pléthoriques. Il appelle enfin les enseignants et les responsables scolaires à travailler en étroite collaboration, avec professionnalisme et engagement, afin de promouvoir et renforcer le secteur de l’éducation.
Clovis Dusabe
