La Confédération des syndicats libres du Burundi (CSB) a récemment organisé un atelier de développement mutuel des capacités en faveur des responsables des syndicats affiliés à cette confédération avec comme objectifs d’avoir la même lecture de la grille indiciaire, le calcul des retenues salariales ainsi que l’échange sur les nouvelles dispositions de la politique salariale. Cela ressort d’une interview accordé par le président de la CSB, Gilbert Nyawakira.

« La grille indiciaire est une matière purement technique qui n’est pas maitrisée par les fonctionnaires alors que c’était leur devoir. Elle montre comment un fonctionnaire est positionné dès son entrée en fonctions que ce soit en grade, en échelons ou en indice. Chaque fois qu’il est coté, le fonctionnaire doit savoir calculer d’où il vient et où il va. La cotation a des imputations positives sur l’avancement en échelons et cela se répercute sur l’avancement en indice. Si on maitrise tous ces éléments, on saura comment faire des revendications quand on a subi des injustices », a indiqué M. Nyawakira.
Pour les chefs du personnel qui ne maitrisent pas cette matière, le président de la CSB a promis qu’un atelier sera organisé en leur faveur. «Les chefs de service sont sensés coter les employés ; c’est pour cette raison que nous devons partager avec eux la matière liée aux nouvelles dispositions de la politique salariale. On ne doute pas que cette politique salariale, ses principes, ses fondements, et sa plus value, ne sont pas maitrisés par tout le monde parce que certains de ceux qui sont sensés coter les autres sont nouveaux dans ces fonctions. Donc, comme cette matière n’est pas encore encrée dans leur mémoire, nous promettons de rester à leur côté pour que les fonctionnaires n’en soient pas victimes », a-t-il expliqué.
L’implication des travailleurs des statuts spéciaux s’avère nécessaire
Concernant la question de la non mise en application de la politique salariale dans les institutions à statuts spéciaux, M. Nyawakira a signalé que cette question a été soumise à un niveau élevé et il a appris que le travail est amplement avancé, à tel point d’espérer que dans un avenir très proche, elle aura été mise en application.
Il a recommandé que les représentants des travailleurs soient associés dans les commissions qui analysent les dossiers des travailleurs parce qu’on ne peut pas concevoir ou élaborer une politique des travailleurs sans eux.
Olivier Nishirimbere
