« Promouvoir la formalisation de l’économie informelle »
La CSB (confédération des syndicats libres du Burundi )a organisé, le samedi 16 mai 2026, son 3e congrès ordinaire sous le thème : « Promouvoir la formalisation aux travailleurs de l’économie informelle ». Ce congrès a aussi été une occasion de mettre en place les nouveaux dirigeants. Ainsi, Gilbert Nyawakira a été réélu à la tête de la confédération pour un mandat de 10 ans.

« La formalisation de l’économie informelle vers l’économie formelle veut dire qu’il y a des unités de production des entreprises uni persona qui sont là et qui n’ont aucune reconnaissance juridique. Par conséquent, toutes leurs activités restent méconnues au niveau de l’administration fiscale et territoriale. Nous devons alors faire en sorte que les travailleurs soient formalisés pour qu’ils puissent améliorer leur manière de faire parce qu’ils ont accès au crédit, ils apprennent les méthodes de conservation, ils ont les facilités de commercialiser leurs produits ou d’étudier le marché. Dans ce cas, les travailleurs ont accès à un travail décent. Quand vous êtes reconnus par la réglementation, gérés par les principes et droits fondamentaux du travail et le travail doit garantir la protection sociale et le dialogue social. La rémunération doit aussi être consécutive au travail fait. Nous avons exploré ce monde et avons trouvé que le secteur informel occupe à peu près 90% », a indiqué M. Nyawakira en recommandant une franche collaboration entre le gouvernement et les organisations syndicales pour rendre cette formalisation effective. Il a interpellé aussi les représentants des travailleurs de formaliser les intérêts que pourraient gagner les travailleurs eux-mêmes à travers un travers un travail décent et à travers l’amélioration de la production.
La formation sur la syndicalisation des travailleurs, une des priorités
En marge de ce 3e congrès ordinaire, les participants ont procédé aux élections de nouveaux dirigeants de la Confédération des syndicats libres du Burundi ainsi que les présidents des différentes commissions. Tous les membres du comité exécutif ont été élus à 100 % dont Gilbert Nyawakira à la tête.
Parmi les projets phares, M. Nyawakira a indiqué la formation sur la syndicalisation des travailleurs, la mise en œuvre des conventions internationales de l’OIT (Organisation internationale du travail) qui garantissent la liberté syndicale, la formation du secteur informel vers le secteur formel, l’accompagnement juridique et judiciaire des travailleurs, leur mutualisation, etc.
Olivier Nishirimbere
