Les consommateurs des boissons alcoolisées à un taux plus élevé font face à de nombreux défis. Les uns meurent, les autres, si on les observe, on voit qu’ils disposent des troubles psychiques. Le directeur général du Bureau burundais de normalisation et de contrôle de la qualité, Samuel Ndayiragije, a dernièrement indiqué que les gens continuent de fabriquer clandestinement les boissons prohibées. Ces dernières ont des effets néfastes sur la santé humaine.

Samuel Ndayiragije, fait savoir que la quasi-totalité des boissons alcoolisées à un taux élevé et qui causent des problèmes, coûtent moins chers. Il fallait augmenter le prix par bouteille et former les gens à les consommer civiquement. Il indique également que ces boissons-là ne sont pas du poison dans le sens chimique, certaines d’entre elles ont un goût sucré, ce qui pousse les gens à les consommer beaucoup.
M. Ndayiragije précise qu’une vraie liqueur a un taux de 42 %. Il donne l’exemple de whisky qu’en les consommant, on devrait mettre une orange pour réduire le taux. La boisson appelée Kanyanga est prohibée, mais les gens continuent à les produire clandestinement. Il ajoute que le ministère ayant les finances dans ses attributions devrait augmenter le prix, afin que ces dernières soient consommées par les gens ayant un revenu élevé.
Quant à la directrice de l’assurance qualité, Georgette Nkorerimana les boissons certifiées par BBN et qui respectent la norme sont entre autres, les produits Brarudi contenant l’alcool éthylique ne dépassant pas 5 à 6 %, les vins qui s’obtiennent à partir de la fermentation des jus de fruits. L’alcool éthylique dont la norme acceptée ne doit pas dépasser 16,5%, les boissons alcoolisées fortifiées: la norme exige les industriels de produire le vin fermenté à 98% d’alcool éthylique de façon que l’alcool qu’on ajoute ne dépasse pas 1/3 et 2/3 d’alcool obtenu à partir de la fermentation naturelle, les produits mixtes alcoolisés: Fanta mélangée avec l’alcool éthylique. Ces produits sont conformes et le taux d’alcool ne doit pas dépasser 15% et enfin, les liqueurs purs: il y a les liqueurs d’alcool éthylique à 96% et à 98%. La norme permet aux industriels de produire les produits de 36%, 40%, 50% et plus. Ces produits sont commercialisés même dans la sous région. Peut-être que le niveau de la consommation est différent.
Odette Nijimbere
