
Le ministère de la Santé publique, avec l’appui de FHI 360, organise du 19 au 21 août 2026, un atelier de briefing à l’intention des journalistes sur la communication des risques liés à la MVE (maladie à virus Ebola). Cette rencontre vise à renforcer les capacités des professionnels des médias afin de leur permettre de mieux informer la population sur les risques, les signes de la maladie et les mesures de prévention.
Dans son intervention, le représentant du ministère Emmanuel Nizigiyimana a insisté sur l’importance de la vigilance et de la prévention, soulignant le rôle essentiel des médias dans la diffusion d’une information fiable en période de risque sanitaire. Il a ainsi invité les journalistes à contribuer à la sensibilisation de la population pour éviter la propagation de rumeurs susceptibles de créer la panique.
De son côté, M. Ngendakuriyo a réaffirmé l’engagement de FHI 360 à accompagner les efforts du ministère de la Santé publique dans le renforcement de la préparation et de la réponse aux éventuelles urgences sanitaires. Il a notamment mis en avant l’importance d’une bonne collaboration entre les autorités sanitaires, partenaires et médias pour assurer une communication efficace auprès de la population.
Au cours de cette session, Dr Armel Bizaneza, chargé des épidémies, a présenté la situation épidémiologique de la maladie à virus Ebola, notamment en république démocratique du Congo (RDC), sur la période allant du 15 mai au 15 août 2026. Selon les données présentées, la RDC comptait 4 945 cas, dont 2 325 décès confirmés, soit un taux de létalité de 47 %. Quelques 730 patients étaient confinés, tandis que 1 040 personnes avaient été déclarées guéries.
Une vigilance accrue face à l’apparition de signes suspects
Ce spécialiste a également cité les districts sanitaires burundais considérés comme prioritaires dans le cadre de la vigilance. Il s’agit notamment de Cibitoke, Ndava, Bujumbura, Mpanda, Mutimbuzi, Rumonge, Ruziba, Nyanza, Mukaza, Muyinga.
Concernant les manifestations de la maladie, Dr Bizaneza a rappelé plusieurs symptômes de départ, notamment la fièvre, la diarrhée, les vomissements, nausées et autres troubles digestifs, le mal de gorge ainsi que les manifestations hémorragiques.
Le lavage régulier et soigneux des mains figure parmi les principales mesures de prévention rappelées aux participants. La détection précoce des cas suspects et le respect des mesures de prévention restent également essentiels pour limiter les risques de transmission.
A ce jour, aucun cas de maladie à virus Ebola n’a été enregistré au Burundi. Les autorités sanitaires invitent néanmoins la population à rester vigilante et les médias à jouer pleinement leur rôle dans la diffusion d’informations fiables, vérifiées et accessibles.
Mynka Careille Iriho
