
M. Bizimana interpelle les autes jeunes à ne pas croiser les bras sous prétexte qu'ils n'ont pas de capitaux, mais plutôt d'être des innovateurs et à concourir avec les autres
Le chef de l’Etat burundais ne ménage aucun effort pour pousser la jeunesse à se doter d’une liberté financière. C’est dans ce cadre que Lambert Bizimana, un jeune de la zone et commune Muruta en province de Kayanza, est en train de réaliser ses rêves en fabriquant des machines incubatrices. Il prévoit également de promouvoir la multiplication des poussins. Il y parvient à travers son entreprise « Trade chicken center limited.»
M. Bizimana fait savoir que depuis son enfance, il avait la soif de voir la jeunesse burundaise, responsable et autonome qui est au cœur du développement pour une croissance économique équilibrée, participative et inclusive. Pour y contribuer, il a songé au projet relatif à sa passion depuis son enfance. Grâce à un capital de 500 000 FBu, il a pu démarrer son projet de fabrication des machines incubatrices afin de promouvoir l’élevage des volailles. Son projet a été jugé pertinent par le Programme d’autonomisation économique et d’emploi des jeunes(Paeej), qui lui a apporté son appui financier. Ce dernier lui a permis d’améliorer et de rendre plus efficace sa technologie. Actuellement, il fabrique des machines pouvant incuber 5 894 œufs et donner naissance aux poussins avec une probabilité de réussite de plus de 90%. Il envisage également multiplier les poussins pour promouvoir l’élevage des poules dans tout le pays.
Il prévoit partager sa technologie avec d’autres jeunes
M. Bizimana indique que depuis son enfance, il avait souhaité être un aviculteur. Pour développer son talent, il s’est intéressé à s’auto former via l’internet pour acquérir beaucoup de techniques relatives à la fabrication de ces machines incubatrices. Souhaitant contribuer dans l’autocréation d’emploi des autres jeunes, il compte débuter des formations à leur profit. Cela leur permettra d’imiter cette technique et ainsi acquérir une liberté financière. Trois jeunes ont déjà bénéficié de sa formation. Il interpelle d’autres jeunes à ne plus croiser les bras sous-prétexte qu’ils n’ont pas de capitaux, mais plutôt d’être innovateurs et concourir avec les autres pour recevoir des financements.
Tharcisse Sibonkomezi (Stagiaire)