L’avocat et le café, moteurs du développement socio-économique
L’administration de la commune Kiganda, sous l’impulsion de l’Administratrice Diane Irakoze, s’est engagée dans une stratégie ambitieuse visant à transformer son économie grâce à la promotion des cultures de rente, principalement l’avocat et le café. Cette initiative, qui repose sur une mobilisation citoyenne et un encadrement technique rigoureux, doit permettre à la commune de s’imposer comme un pôle d’exportation générateur de devises, contribuant ainsi significativement à l’économie nationale.

La commune Kiganda est en pleine mutation agricole, adoptant résolument une orientation vers les cultures d’exportation. Diane Irakoze, l’administratrice communale, a souligné l’ampleur de cet engagement qui mobilise l’ensemble de la population. « La commune Kiganda s’est nettement engagée dans les cultures de rente, notamment l’avocat et le café. » Pour structurer cet élan, des comités spécifiques ont été mis en place dans toutes les localités. Ces structures citoyennes sont le pilier de la stratégie de promotion et d’encadrement sur le terrain. L’engouement est tel que l’administratrice peut affirmer avec satisfaction que presque tous les citoyens ont déjà planté des avocatiers, reconnaissant, toutefois, que l’effort de plantation est un processus continu.
Infrastructures et expertise au service de l’agriculture
Afin de garantir le succès et la pérennité de cette initiative, « La commune a pris des mesures concrètes pour faciliter l’accès aux ressources et à l’expertise technique. L’un des objectifs majeurs est l’établissement de pépinières communales dédiées à l’avocat et au café, afin d’assurer que les plants soient facilement disponibles pour tout agriculteur qui le souhaite. De plus, la santé des plantations est une priorité absolue. La commune a proactivement déjà acheté des insecticides pour prévenir les maladies qui affectent souvent ces cultures, afin que l’agriculteur ne subisse pas de pertes », explique l’administratrice Irakoze. L’encadrement ne s’arrête pas à la fourniture d’intrants. « La commune s’est dotée d’une équipe de moniteurs et d’experts agricoles dont le rôle est crucial. Ces techniciens restent proches des agriculteurs pour leur montrer comment les planter et comment les protéger, assurant un transfert de connaissances vital.»
Le greffage: Impératif pour la compétitivité
L’ambition de Kiganda dépasse la simple augmentation des volumes; elle vise la qualité et la valeur marchande des produits. Un accent particulier est mis sur la modernisation des vergers d’avocatiers par la technique du greffage. L’administratrice Irakoze insiste auprès des agriculteurs dont les arbres sont déjà en croissance de se rapprocher des techniciens agricoles et des autres responsables, afin qu’ils les aident à les greffer (greffage) et ainsi développer des avocats modernes comme la variété Ruhere, par exemple. »
Elle justifie cet impératif par la demande du marché : « c’est la plus délicieuse et celle qui est la plus recherchée sur le marché par rapport aux autres variétés. » Cette modernisation par greffage garantit l’alignement de la production de Kiganda sur les standards internationaux, maximisant ainsi la rentabilité. La stratégie s’étend également à l’aménagement du territoire, puisque la commune a « planté ces cultures le long des routes, afin qu’il n’y ait pas un seul espace qui n’ait pas de cultures de rente, » optimisant l’utilisation du foncier et embellissant le paysage.
L’administratrice Irakoze projette déjà dans l’avenir et le rendement économique. Elle souhaite ardemment que ces cultures « rapportent beaucoup plus d’argent à la commune de Kiganda. » Dans cette optique, elle annonce une nouvelle phase de travail : « dans un avenir proche, la commune travaillera avec les citoyens regroupés dans ces comités pour identifier toutes les cultures de rente qui sont présentes, afin de mieux évaluer le rendement attendu sur le marché. »
Yves Nizigamye, chef du département de l’environnement, de l’agriculture et de l’élevage, confirme cette approche structurée : « Nous avons des pépinières communales dans toutes les zones dédiées à ces cultures pour permettre à chaque agriculteur désirant les planter de les récupérer facilement. » Cette démarche centralisée sécurise la qualité et la disponibilité du matériel végétal.
M. Nizigamye précise l’étendue de leur mission : « Et dans chaque zone, et même dans la commune, nous avons des moniteurs agricoles chargés du suivi régulier de ces cultures, depuis les pépinières, en passant par le champ, jusqu’à la récolte. » Cette surveillance constante est la clé de la réussite agronomique. Enfin, M. Nizigamye partage une vision optimiste en déclarant : « Nous souhaitons que la commune de Kiganda soit un lieu touristique grâce à ces cultures d’exportation».
Mobilisation communautaire et perspectives d’avenir
L’engagement citoyen est le moteur de cette transformation.Ladislas Manirakiza, conseiller de l’administrateur chargé de la communication et des relations publiques, témoigne de la bonne réponse de la population : « un comité mixte a été établi pour promouvoir ces cultures. Les habitants ont répondu à l’appel en prenant soin de leurs terres. » Il réaffirme le rôle de soutien de l’administration, qui assure l’accès aux intrants (pesticides, semences) et forme des agriculteurs qualifiés.
Malgré l’enthousiasme, M. Manirakiza concède un retard persistant de certains agriculteurs. «Face à ce constat, l’administration exhorte l’ensemble de ses citoyens à intensifier les cultures lucratives et à repenser leurs méthodes agricoles pour que Kiganda puisse véritablement s’établir comme un pôle de production majeur, notamment pour l’avocat. Cette intensification est cruciale pour que les cultures puissent générer les revenus en devises dont le pays a besoin, comme le rappelle M. Nizigamye, assurant ainsi un accroissement de l’économie nationale.
Enfin, l’administratrice a tenu à remercier les agriculteurs ayant compris la portée de ce plan et les a encouragés à rester mobilisés afin qu’ils récoltent les fruits de leurs efforts lorsque tous ces avocatiers commenceront à fructifier. Un dernier appel pratique est lancé par la commune, aux usagers des routes : ils sont priés de signaler immédiatement les avocatiers cassés ou secs pour un remplacement rapide, afin de maintenir l’esthétique et l’intégrité des plantations au bord des routes, facilitant ainsi l’accès des touristes à ce fruit précieux et assurant la visibilité du succès du projet. La commune Kiganda est donc bien lancée dans une dynamique qui doit asseoir son développement sur le commerce d’exportation.
Jean Marie Ndayisenga
