Améliorer la sécurité alimentaire des ménages
Dans le cadre de diversifier les sources de revenus, les membres de la coopérative Biomycelia sise en zone Kibuye, investissent pour développer la culture du champignon, un secteur en pleine expansion. Cette initiative a pour objectif d’améliorer la sécurité alimentaire des ménages tout en stimulant l’économie locale. Selon Chadrack Ndayikeza, président de la coopérative Biomycelia, ce projet a déjà montré des résultats positifs.

Lors d’une récente interview accordée au quotidien d’informations Le «Renouveau du Burundi», Chadrack Ndayikeza a expliqué comment la coopérative Biomycelia a pris naissance après qu’il ait acquis des connaissances sur la culture du champignon auprès d’une autre organisation agricole, la Coopérative Sovert de Kibimba. Après avoir maîtrisé les techniques de production du champignon, il a partagé ces savoir-faire avec ses voisins, ce qui a conduit à la création de la coopérative Biomycelia. Aujourd’hui, cette coopérative regroupe de nombreux membres qui exploitent cette culture pour améliorer leurs conditions de vie et renforcer l’autonomie alimentaire des familles. « Les membres de notre coopérative ont appris l’art de cultiver le champignon et les résultats sont très encourageants. Ce projet est, non seulement facile à mettre en œuvre, mais il peut aussi être combiné à d’autres activités agricoles, ce qui ne nécessite pas beaucoup de temps. Nous suivons les activités liées à la culture du champignon après nos heures de travail, car certains membres travaillent même à l’Hôpital Espoir de Kibuye», a précisé Chadrack Ndayikeza.
Un projet à impact social positif
En termes de bénéfices, la coopérative Biomycelia a permis à ses membres, d’améliorer leur situation financière par la vente des champignons cultivés. Ainsi, M. Ndayikeza souligne que chaque membre contribue activement à la coopérative, ce qui leur permet de percevoir des revenus générés par cette activité agricole. De plus, les champignons produits sont accessibles à toute la communauté, y compris ceux qui ne font pas partie de la coopérative, grâce à la vente à un prix abordable.
Outre l’aspect économique, ce projet a également un impact social positif, en permettant aux familles d’avoir un accès facile à des aliments riches en protéines, ce qui contribue à une meilleure nutrition. L’initiative a ainsi, non seulement créé des emplois et généré des revenus, mais elle a aussi renforcé la cohésion sociale au sein des communautés locales.
Dans l’avenir, Chadrack Ndayikeza ambitionne d’étendre le modèle de la coopérative Biomycelia à d’autres zones de la commune Gishubi.
Eric Sabumukama
