
Les prix des produits alimentaires augmentent au jour le jour suite a l'insuffisance du carburant
Dans la ville de Bujumbura, il s’observe une variation des prix de certains produits alimentaires. Pour le haricot, les prix ont augmentés de 100 FBu à 200 FBu. Pour les pommes de terre, les prix montent de 100 FBu à 200 FBu en fonction du marché. Aux marchés de Cotebu, de Kinama, de Ruvemera, chez Sion et de Kinindo, les prix de la viande ne sont pas respectés. Les commerçants évoquent la pénurie du carburant et la saison culturale B en cours comme cause de la hausse des prix du haricot.
Au cours de la semaine du 19 au 24 février 2023, les prix de certains produits comme les carottes, les tomates sont à 1 500 FBu au marché de Cotebu, de Ruvemera et chez Sion. Au marché de Kinama et celui de Kinindo, elles sont à 2 000 FBu. Par rapport à la semaine du 13 au 17 février, les prix pour ces produits restent les mêmes. Pour les autres produits comme la farine du manioc, la farine du maïs, le haricot et du riz, les prix ont été revus à la hausse de 100 FBu à 200 FBu mais en fonction du marché. Pour les pommes de terre les prix varient entre 1 000 FBu à 1 200 FBu le kg mais selon les catégories. Les commerçants détaillant signalent les coûts élevés de transport comme cause de cette hausse.
Dans un entretien avec le quotidien Le Renouveau, les commerçants de ces marchés, indiquent que la plupart des produits dont les prix sont revus à la hausse proviennent de l’intérieur du pays. Ils font savoir que la pénurie du carburant qui se manifeste quelque fois engendre la hausse des prix de transport, ce qui provoque la montée des coûts d’approvisionnement pour les produits alimentaires.
Pour le haricot, ils font entendre que la quantité est insuffisante à cause de la saison cultural B dit «Impeshi» qui bat son plein. L’autre cause citée est la récolte insuffisante pour la saison culturale A.
Pour ces marchés, les prix de la viande ne sont pas respectés. Elle est vendue à 13 000 FBu le kg pour la viande steak et 11 000 FBu pour la viande avec os. En respectant les prix fixés par le ministère en charge de l’intérieur, les bouchers indiquent qu’ils travailleront à perte.
Pour les consommateurs trouvés sur ces lieux d’approvisionnements, ils demandent aux administratifs locaux surtout les commissaires des marchés de contrôler les lieux de vente et veiller au non spéculation des prix pour la viande et autres produits.
Clovis Dusabe