
M.Nijimbere : « La transition vers la mobilité électrique évite de longue files d’attente» (Photo M.Nijimbere : « La transition vers la mobilité électrique évite de longue files d’attente» (Photo Tharcisse Sibonkomezi))
Le jeudi 26 octobre 2023, le ministère du Commerce, du transport, de l’industrie et du tourisme a organisé, à Bujumbura, un atelier de haut niveau pour la sensibilisation des parties prenantes sur les avantages de la mobilité électrique au Burundi. Cet atelier a été rehaussé par la présence de Marie Chantal Nijimbere, ministre ayant le transport dans ses attributions.
Dans son discours, Mme Nijimbere a fait savoir que cet atelier a été organisé dans le cadre de la préparation du projet d’appui vers la transition électrique au Burundi, initié par le gouvernement du Burundi. Il s’agit donc, selon elle, d’un programme d’électrification du transport routier au Burundi, afin d’atteindre les objectifs de l’accord de Paris pour le changement climatique qui est l’un des défis majeurs pour l’humanité. Selon Mme Nijimbere, pour parvenir à un secteur de transport durable, une combinaison de mesures doit être mise en œuvre. Elle a cité notamment les villes qui doivent être mieux conçues, les installations sûres et confortables pour les piétons et les cyclistes, les flottes routières plus propres et bien d’autres mesures. Mme Nijimbere a ainsi signifié que, pour atteindre les objectifs de l’accord de Paris sur le climat et réduire la pollution croissante de l’air, il est essentiel que les pays à faibles et à moyens revenus fassent partie d’un mouvement mondial vers la mobilité électrique. Elle a indiqué qu’au cours des vingt dernières années, les véhicules électriques ont connu d’importants développements technologiques qui ont non seulement réduit leurs coûts mais aussi réduit leur empreinte environnementale et augmenté leur utilité.
Mettre en œuvre la vision d’émergence et de développement du Burundi
Selon Mme Nijimbere, la transition vers des transports à zéro carbone est nécessaire pour mettre en œuvre la vision «Burundi émergent en 2040 et développé en 2060» du chef de l’Etat un burundais, Evariste Ndayishimiye. En effet, a-t-elle justifié, à l’heure où les secteurs de l’électricité et des transports connaissent des avancées significatives au Burundi, la transition vers la mobilité électrique offre d’infinies possibilités. Les motos, les voitures, les bus, etc pourraient, selon la ministre, fonctionner non plus à l’essence ou au diesel mais à l’électricité. Cela éviterait ainsi l’émission de milliards de tonnes de gaz à effet de serre ainsi que les millions de décès ou de complications pathologiques dus à la pollution atmosphérique. Mme Nijimbere a enfin indiqué que cette transition vers la mobilité électrique éviterait aussi, de longues files d’attente devant les stations d’essence.
Tharcisse Sibonkomezi