Le CNPK (Centre neuropsychiatrique de Kamenge) a organisé, le vendredi 31 juillet 2026, un atelier de sensibilisation consacré à la promotion de son nouveau service d’addictologie. Cette activité visait notamment à renforcer la compréhension des addictions, à améliorer la prise en charge des personnes confrontées à la consommation de substances psychoactives et à encourager les médias à contribuer à la sensibilisation de la population.

(Photo Anicet Nifasha)
L’atelier a réuni des professionnels des médias et avait notamment pour objectif de présenter le nouveau service d’addictologie du CNPK, d’expliquer les différentes formes d’addictions et de renforcer la collaboration entre le centre et les médias dans la promotion de la santé mentale. La rencontre a été rehaussée par la présence de Leonidas Nzisabira, directeur général du programme national chargé des maladies chroniques.
Les addictions, une préoccupation croissante
Dans son discours, Frère Marcus Ciza, directeur général du CNPK, a souligné que les phénomènes d’addiction liés à la consommation de substances psychoactives deviennent de plus en plus préoccupants, particulièrement chez les jeunes.Selon lui, les conséquences de ces addictions ne se limitent pas à la santé des personnes concernées. Elles affectent également leurs familles, les communautés et, plus largement, la société. Cette situation fait ainsi de l’addiction un problème social qui nécessite des interventions appropriées et coordonnées.
A travers cet atelier, frère a indiqué que le CNPK souhaite non seulement présenter son nouveau service d’addictologie, mais aussi renforcer la compréhension des addictions. Il désire également établirune collaboration efficace avec les médias afin de mieux sensibiliser la population.
Les médias appelés à jouer leur rôle
Frère Ciza a rappelé que les médias jouent un rôle essentiel dans l’éducation, la prévention et la lutte contre la stigmatisation des personnes confrontées aux addictions.
« Grâce à vos émissions, reportages, articles et publications, les messages de prévention pourront atteindre un large public », a-t-il souligné. Il a appelé ainsi les journalistes à contribuer activement à la promotion de la santé mentale.
Il a également exprimé l’espoir que les échanges organisés au cours de cette journée permettront d’enrichir les connaissances des participants et de bâtir un partenariat durable entre le CNPK et les médias dans le domaine de la santé mentale.
Prenant la parole à son tour, M. Nzisabira a appelé les professionnels des médias à intensifier les actions de sensibilisation en faveur des personnes souffrant de troubles mentaux.
Il a également plaidé pour plus de les formations à l’endroit des journalistes sur les maladies et troubles mentaux. Ces formations devraient leur permettre de mieux comprendre ces problématiques et les traiter de manière appropriée dans leurs émissions, reportages et articles.
Pour M. Nzisabira, une meilleure connaissance des troubles mentaux par les professionnels des médias contribuerait à diffuser des informations fiables, lutter contre les préjugés et à favoriser une meilleure prise en charge des personnes concernées.
Anicet Mbonifasha
