
Le 4e plénum du 20e Comité central du Parti communiste chinois s’est tenu avec succès à Beijing du 20 au 23 octobre 2025. Le plénum a dressé un bilan approfondi des réalisations majeures obtenues par la Chine au cours du XIVe Plan quinquennal (2021-2025). Il a également analysé les transformations profondes et complexes de l’environnement de développement du pays, avant d’examiner et d’adopter «les Propositions du Comité central du Parti communiste chinois sur l’élaboration du XVe Plan quinquennal de développement économique et social». Par cette démarche, la Chine trace l’orientation stratégique de son développement pour la période 2026-2030, tout en apportant davantage, de stabilité et de l’énergie positive à la communauté internationale.
Au cours du XIVe Plan quinquennal, le peuple chinois a surmonté de nombreuses difficultés, résisté à l’impact sévère de la pandémie du Covid-19 et relevé de grands défis, réalisant des accomplissements historiques dans le développement économique et social. Aujourd’hui, la Chine représente environ 17 % de l’économie mondiale et contribue en moyenne environ 30 % à la croissance mondiale.
À l’horizon du XVe Plan quinquennal (2026-2030), le développement de haute qualité de la Chine continuera de s’intensifier. En profitant de l’opportunité historique qu’offre le nouveau cycle de révolution technologique et de transformation industrielle, la Chine n’épargnera aucun effort pour améliorer l’efficience globale du système d’innovation national, renforcer la capacité d’innovation autonome sur tous les plans, développer sans cesse les forces productives de nouvelle qualité et continuer d’injecter un nouvel élan à l’économie chinoise comme à l’économie mondiale.
Dans les cinq prochaines années, la Chine continuera d’élargir sa ouverture sur le monde. Elle étendra activement son ouverture autonome, favorisera le développement innovant du commerce, élargira le champ de coopération des investissements dans les deux sens et promouvra une coopération de haute qualité dans le cadre de l’Initiative « la Ceinture et la Route ». Elle élargira progressivement l’ouverture du cadre réglementaire, défendra le système commercial multilatéral, tirera profit du circuit économique international, stimulera la réforme et le développement par l’ouverture, partagera les opportunités de développement et réalisera un développement commun avec le reste du monde.
L’élaboration scientifique et la mise en œuvre successive des plans quinquennaux constituent une expérience importante du Parti communiste chinois dans la gouvernance du pays, ainsi qu’un atout politique majeur du socialisme à la chinoise. Le Burundi, de son côté, s’est fixé les objectifs de devenir un pays émergent en 2040, puis un pays développé en 2060. Les deux pays présentent ainsi une certaine convergence dans leurs approches en matière de gouvernance nationale.
Ces dernières années, sous l’impulsion stratégique des chefs d’État des deux pays et dans le cadre du Forum sur la coopération sino-africaine ainsi que de l’initiative «a Ceinture et la Route» le partenariat stratégique sino-burundais s’est progressivement consolidé, et la coopération pragmatique dans divers domaines s’est renforcée et améliorée de manière constante. Dans cette optique, la Chine a envoyé successivement six équipes d’experts agricoles de haut niveau au Burundi pour développer sur le terrain des variétés de riz de qualité, transmettre des techniques agricoles avancées et diffuser des pratiques de culture scientifique, contribuant ainsi à l’amélioration de la qualité et du rendement des productions locales. En surcroît, à compter du 1er décembre 2024, la Chine a accordé au Burundi le traitement de tarif douanier nul pour ses produits exportés vers la Chine. Dans ce cadre, le premier lot de 38,4 tonnes de café arabica burundais a été expédié avec succès aux importateurs chinois grâce à la coopération étroite entre les gouvernements et entreprises des deux pays. Par la suite, les entreprises chinoises et burundaises ont conclu des contrats d’achat totalisant plus de 900 tonnes de café, pour une valeur supérieure à 5 millions de dollars, donnant ainsi un nouvel élan aux exportations agricoles et au développement économique du Burundi.
Dans cette dynamique constructive, d’autres résultats significatifs témoignent également de la vitalité de la coopération sino-burundaise, notamment les projets tels que la modernisation de l’aéroport international Melchior Ndadaye la construction du bâtiment administratif du ministère des Affaires étrangères, le don de 4000 kits d’énergie solaire, la réhabiliation des centrales hydroélectriques de Mugere, de Ruvyrironza et de Gikonge, ainsi que l’envoie d’environ 400 burundais en Chine pour de différents séminaires de formations, etc.
Comme dit un adage chinois: «Même les montagnes et les océans ne peuvent séparer ceux qui partagent les mêmes objectifs et la même vision». Au terme de ma mission au Burundi, je reste profondément confiante à l’avenir de la coopération sino-burundaise. Pour cet venir prometteur, la Chine entend tirer parti de la mise en œuvre du XVe Plan quinquennal pour mieux articuler sa stratégie de développement avec celle du Burundi. Elle travaillera de concert avec la partie burundaise pour mettre en œuvre les «dix actions de partenariat» et soutenir la concrétisation des quatre grandes initiatives mondiales, afin d’approfondir leur coopération dans les domaines des infrastructures, de l’agriculture, des mines, de la santé et de l’éducation, et d’écrire ensemble un nouveau chapitre de l’amitié sino-burundaise.
Ambassadeur Zhao Jiangping
