Les Chefs d’Etats et de gouvernements de la CEEAC (Communauté économique des Etats d’Afrique centrale) se sont réunis ce samedi 24 janvier 2026 à Malabo en Guinée Equatoriale et en visioconférence. Le Burundi a été représenté en mode vidéo par le vice-président de la République Prosper Bazombanza. Dirigée par le Chef de l’Etat équato-guinéen et président en exercice de la CEEAC, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, cette 9e session extraordinaire a nommé le Vice-président de la commission CEEAC ainsi que les commissaires respectivement aux postes vacants.

Après avoir analysé leurs dossiers et examiné leurs candidatures, cette session a validé les nominations telles que proposées par le conseil des ministres de cette communauté. Prosper Bazombanza a indiqué que parmi les principaux critères de nomination figurent le mérite et les compétences des candidats, la contribution financière des Etats membres au budget de la communauté, la priorité accordée au pays ayant encore moins occupé le poste de commissaire lors des mandats précédents, ainsi que l’équilibre du genre.
«Nous avons donc validé les candidatures autres que celle du président de la commission car le Burundi assure déjà la présidence. Elle est occupée par l’ambassadeur Ezéchiel Nibigira. Le Vice-président de la commission est de nationalité tchadienne. Le commissaire chargé du marché commun, des affaires monétaires et financières est de nationalité angolaise. Celui de l’aménagement du territoire et des infrastructures vient du Congo. Le poste de commissaire à l’environnement, aux ressources naturelles, à l’agriculture et au développement rural est revenu à la République démocratique du Congo.», a-t-il précisé.
Soulagement aux inquiétudes de la République Centrafricaine
Prosper Bazombanza a révélé qu’il n’y a pas de reproches à faire à la formule de nomination de ces commissaires car le Burundi a bénéficié du poste de président de la commission. «Il n’y a pas de plaintes, ni d’un côté ni de l’autre dans nos pays membres. Nous avons tranquillisé la République centrafricaine en demandant et en instruisant au président de la commission et à son équipe nouvellement mise place d’étudier à fond les réclamations de ce pays et d’essayer de tenir compte de leur délibérant, surtout dans les postes à pourvoir au niveau de cette commission et les autres postes qui nécessitent des recrutements.»
Selon le communiqué final lu par Dr Ezéchiel Nibigira, il a été décidé que les pays membres de la CEEAC doivent payer au moins cinquante pourcent des arriérés des cotisations juste avant la prestation de serment des nouveaux commissaires afin de faciliter le fonctionnement des institutions de cette communauté.
Médard Irambona
