
Selon M. Bacanamwo, depuis la mise en œuvre du marché commun au sein de la CEA, cette dernière ne ménage aucun effort pour faciliter le commerce en son sein (Photo Tharcisse Sibonkomezi)
La Communauté est- africaine (CEA) dont le Burundi est membre, est l’un des piliers de la communauté économique africaine. Comme l’indique Jean Pierre Bacanamwo, directeur général chargé des finances et de l’administration au sein du ministère burundais en charge des affaires de la Communauté est-africaine, de la jeunesse et de la culture, le Burundi tire de cette Communauté certains avantages commerciaux notamment, le marché commun qui occasionne la libre circulation des personnes, des biens et services et des capitaux. C’était lors d’un entretien qu’il a accordé dernièrement à la presse quotidienne Le Renouveau.
M.Bacanamwo fait savoir que la Communauté est-africaine a déjà effectué plusieurs étapes d’intégration dont la mise en place d’un marché commun. Ainsi, justifie-t-il, grâce à ce dernier, les pays de la Communauté affichent un dynamisme économique, un succès potentiel pouvant attirer d’autres pays voisins. Selon lui, le marché commun est fondé sur quatre piliers essentiels à savoir la libre circulation des personnes, des biens et services, des employés ainsi que celle des capitaux, ce qui occasionne également leur promotion. Le marché commun facilite, en outre, la réalisation d’un projet ainsi que la résidence dans un pays de choix parmi les pays membres de la CEA, ce qui peut promouvoir les transactions commerciales au sein de cette Communauté. Il ajoute que ce marché commun octroie des facilités liées aux transactions commerciales notamment l’élimination progressive des barrières tarifaires et non tarifaires.
Des efforts régulièrement fournis au profit des commerçants
Selon M. Bacanamwo, depuis la mise en œuvre du marché commun au sein de la Communauté est-africaine, cette dernière ne ménage aucun effort pour faciliter le commerce en son sein. En effet, justifie-t-il, plusieurs comités visant la facilitation des transactions commerciales entre les pays membres de la CEA ont été mis en place et chaque pays membre possède son propre comité. En plus, les pays membres organisent des réunions pour que les experts puissent détecter les barrières qui persistent pour de probables solutions. Ainsi, comparativement au début de la mise en œuvre du marché commun en 2010, M. Bacanamwo laisse entendre que le niveau des transactions commerciales qui s’effectuent entre les pays membres de la CEA s’est donc élevé. La CEA a initialement été fondée le 1er décembre 1967, puis a été dissoute en 1977 avant d’être récréée le 7 juillet 2000. Lors de son 8è sommet qui a eu lieu le 30 novembre 2006, elle a admis en son sein le Burundi qui en est devenu officiellement membre le 18 juin 2007.
Tharcisse Sibonkomezi