La sérénité et la transparence dans le processus électoral russe
Le président de l’Assemblée nationale du Burundi Gélase Daniel Ndabirabe, accompagné de son épouse, est rentré le dimanche 4 octobre 2026, d’une mission de travail qu’il a effectuée en république fédérale de Russie. Invité par son homologue le président de la Douma d’Etat de la Fédération de Russie, l’objectif de cette mission était l’observation des élections législatives et surtout que le Burundi réciproquait la visite des députés russes effectuée au Burundi lors des élections législatives au Burundi en 2025.

Dans une interview, accordée à la presse, Gélase Daniel Ndabirabe a présenté plusieurs enseignements tirés de l’expérience du processus électoral russe, notamment les nouvelles technologies de la communication, l’accessibilité au vote, les mécanismes de sécurisation des urnes, etc. M. Ndabirabe affirme qu’il a été satisfait de la façon dont les élections étaient organisées, un constat après une visite aux différents bureaux de vote. « La Fédération de Russie a organisé les élections en toute transparence, sérénité et sécurité avec un climat de confiance entre les forces de l’ordre, la population et les leaders. Seulement deux ou trois policiers, raconte-t-il, gardaient les bureaux de votes ». Il a également insisté sur la transparence qui a caractérisé les opérations, de vote notamment grâce à l’utilisation des machines et outils technologiques.
D’autres aspects qui ont attiré son attention concernent les dispositifs permettant aux personnes qui ne peuvent pas se rendre physiquement dans les bureaux de vote. C’est notamment, précise-t-il, les personnes malades, personnes vivant avec handicap, ainsi que celles qui se trouvent éloignées des bureaux de vote. A cet effet, il a indiqué que des solutions utilisant notamment le téléphone, l’ordinateur et d’autres dispositifs électroniques ont été prévues afin de leur permettre d’exercer leur droit de vote. Pour lui, ces mécanismes visent à éviter qu’un électeur puisse être privé de son droit de vote pour des raisons liées à son état de santé ou son éloignement.
Des urnes sécurisées
En comparaison des pratiques du Burundi en matière de la sécurisation des urnes, M. Ndabirabe a expliqué qu’en Russie, certains bureaux de vote pouvaient rester sous la surveillance des forces de sécurité après la clôture des opérations, avec les urnes et équipements conservés sur place pour la suite du processus, au moment où au Burundi, la sécurisation des urnes repose notamment sur la présence des représentants des électeurs, afin de garantir leur protection et d’éviter toute manipulation.
Cette différence, selon lui, est liée notamment au niveau de confiance qu’il dit avoir constaté entre les citoyens, autorités et forces de sécurité dans le système observé en Russie.
Le président de l’Assemblée nationale n’a pas manqué de signaler que la mission d’observation du processus électoral en Fédération de Russie doit ainsi permettre à la délégation burundaise de découvrir d’autres méthodes d’organisation et de gestion du processus électoral. Et de conclure que les enseignements tirés de cette mission pourraient nourrir la réflexion sur l’évolution future du processus électoral burundais, notamment en matière d’innovation technologique, d’accessibilité et de sécurisation du vote.
Donathe Ndayisenga
