Le Burundi abrite pour la sixième édition consécutive, le tour cycliste international féminin avec la présence de dix équipes venues de différentes nations dont le Kazakistan, l’Afrique du Sud, l’Egypte, le Burkina-Faso, pour ne citer que celles-là. Pour la première étape Bujumbura-Kagwema-Bujumbura, le maillot jaune a été remporté par la Kazakhistanaise Sklyarova Yelizaveta.

« C’est une immense joie de souhaiter la bienvenue à toutes les délégations venues d’ailleurs pour participer à la 6e édition du tour cycliste international féminin, désormais porté par le nom évocateur de «Tour des Reines et des Tambours ». Aujourd’hui, cette compétition franchit une étape historique avec son inscription sur le calendrier de l’Uci (Union cycliste internationale (UCI). Cette reconnaissance internationale est le fruit des efforts conjugués de la fédération burundaise de tennis, du gouvernement du Burundi, du CNO comité national olympique du Burundi), de la confédération africaine de cyclisme, de l’Uci et de l’ensemble des partenaires qui ont cru en cette aventure», a indiqué Phocas Mpezindagano, assistant du ministre de la Jeunesse, des sports et de la culture.
Il a remercié l’Uci au nom du gouvernement, pour son accompagnement, sa confiance et sa volonté de faire progresser le cyclisme africain avec un accent particulier sur le cyclisme féminin. Il a salué le travail remarquable de la Fédération burundaise de cyclisme ainsi que celui du CNO et de tout le comité d’organisation. Il n’a pas manqué de réitérer ses sincères remerciements aux partenaires techniques et financiers, sponsors, médias, autorités administratives ainsi que toute autre personne qui a contribué à la réussite de cet événement sportif historique.
Le sport, un instrument d’autonomisation des femmes
Il a précisé que le gouvernement du Burundi considère le sport non seulement comme un espace de compétition mais également comme un puissant instrument d’éducation, de santé, de cohésion sociale, d’émancipation de la jeunesse, d’autonomisation des femmes et de développement économique.
M.Mpezindagano a expliqué que le choix du nom «Tour des Reines et des Tambours» est symbolique dans la mesure où les reines représentent les championnes burundaises, leur courage, leur détermination, leur excellence et leur leadership tandis que les tambours représentent l’un des symboles les plus forts de l’identité culturelle burundaise, qui incarne l’unité, la force et la fierté du peuple burundais.
Il a précisé que l’ambition du Burundi est d’organiser des compétitions internationales de qualité, de former et d’équiper les athlètes capables d’y exceller.
Quant à Bernard Ntagumuka, président de la fédération burundaise de cyclisme, il a remercié les équipes étrangères qui ont participé à cette compétition ainsi que tous les partenaires qui ont joué un rôle pour que cet événement sportif d’envergure puisse réussir. Il a adressé sa gratitude au président de la république du Burundi, Evariste Ndayishimiye, pour sa vision de faire du sport, un levier du développement économique.
Il a souhaité aux athlètes une compétition de haut niveau, placée sous le signe de fair-play, du respect mutuel et du dépassement de soi. Il a terminé en interpellant tout le monde à faire de ce tour un patrimoine sportif durable, une référence du cyclisme féminin africain et un symbole de rayonnement international du Burundi.
A la fin de la première étape Bujumbura-Kagwema-Bujumbura, on a procédé à la remise des médailles aux trois meilleures cyclistes ; avec une pakistanaise Sklyarova Yelizaveta, du Pakistan avec un chrono d’1heure 27 minutes 17 secondes; Gerbrhiwet et Nyirarukundo du club Amani /Kenya avec respectivement des chronos de 1heure 27 minutes 18 secondes et 1 heures 27 minutes 19 secondes.
Olivier Nishirimbere
