Le changement profond de mentalités, un pilier incontournable dans l’atteinte de la vision 2040-2060
Le changement profond de mentalités, la nécessité d’une profonde réforme du secteur éducatif, la stabilité politique et institutionnelle sont entre autres des volets fondamentaux qui doivent être en compte pour réussir la réalisation de la vision 2040-2060. Cela est ressorti de la cérémonie de la dédicace institutionnelle de l’ouvrage « Une Nation en Marche : 60 ans de pièges déjoués, Ndayishimiye et le nouveau chapitre du Burundi », organisée le mercredi 14 janvier 2026 sous le haut patronage du chef de l’Etat, Evariste Ndayishimiye.

L’ouvrage « Une Nation en marche » s’inscrit dans une dynamique nationale et historique de transformation du Burundi vers les horizons 2040-2060 à travers une analyse de lucidité historique de soixante dernières années. Ce livre propose une réflexion profonde sur les défis structurels, les blocages persistants ainsi que les opportunités de transformation qui s’offrent aujourd’hui au Burundi.
« La publication de cet ouvrage constitue un moment important de réflexion nationale », a déclaré le chef de l’Etat, Evariste Ndayishimiye dans son discours. Il a apprécié ce livre parce que ce dernier parle, entre autres, du changement de mentalités et des réformes à mener en vue de réussir la vision d’émergence en 2040 et du développement du Burundi en 2060.
Le chef de l’Etat a rappelé les exigences pour atteindre le développement durable du pays, notamment le changement de mentalités qui doit prendre le lead, et le travail assidu. Par ailleurs, il a exhorté les Burundais dans l’ensemble à briser certains pièges qui, selon lui, remontent à 1903, depuis la destruction de l’administration du pays par les colonisateurs. Il a cité notamment le fait de toujours compter tout de l’Etat. « Mais on est à l’école pour apprendre comment enlever tous ces pièges », a-t-il souligné.

Ecrit par Benjamin Ndagijimana, auteur principal, en collaboration avec Janvière Ndirahisha, Désiré Manirakiza, Gabriel Rufyiri, Alain Ndikumana et Pacifique Manirakiza, cet ouvrage livre revêt une portée stratégique. Il vise à inspirer le monde intellectuel dans l’ensemble, notamment les décideurs politiques, les enseignants, les diplomates, la jeunesse et les chercheurs.
« Ce livre n’est pas né d’une émotion ni d’une circonstance politique. Il est né d’un besoin de clarté intellectuelle et civique. Le Burundi est souvent raconté à travers ses crises et beaucoup plus rarement à travers une analyse structurée de ses pièges récurrents notamment les pièges politiques, économiques et institutionnelles mais aussi des pièges mentaux, ce qui renferme la société dans la répétition, la dépendance et le fatalisme », a indiqué Benjamin Ndagijimana, l’auteur principal de l’ouvrage.
Plusieurs intervenants, y compris les co-auteurs de l’ouvrage, ont centré leurs idées sur les conditions sine qua non de la réussite de la réalisation de la vision du Burundi. Ce sont entre autres, le changement de mentalités, la réforme profonde du secteur de l’éducation, la prise en compte de la stabilité politique et institutionnelle, la promotion du patriotisme et bien d’autres. Ils ont également souligné le rôle clé de la jeunesse pour la mise en œuvre effective des réformes étant donné que 72% représente une population burundaise de moins de 40 ans.
Cet ouvrage de 468 pages, qui est également une contribution collective, permettra de comprendre les erreurs et les pièges du passé pour éviter leur reproduction. Au cours de la cérémonie, il y a eu le moment de dédicace solennelle de l’ouvrage au couple présidentiel.
Claude Hakizimana
