Les explosions occasionnées par l’incendie survenu au camp militaire se trouvant en zone Musaga ont fait treize morts civils, cinquante-sept blessés dont trois militaires et ont endommagé des maisons, des véhicules et des équipements militaires, a indiqué le porte-parole de la FDNB (Force de défense nationale du Burundi), Gaspard Baratuza lors d’un point de presse organisé le mercredi soir 1er avril 2026.

« La Force de défense nationale du Burundi communique à l’opinion tant nationale qu’internationale que les explosions entendues le mardi 31 mars 2026 vers 19h dans la capitale économique Bujumbura étaient consécutive à l’incendie survenu au magasin des minutions de la Brigade logistique se trouvant dans la zone Musaga, en commune Mugere », a déclaré Gaspard Baratuza.
Ces explosions ont occasionné pas mal des dégâts humains et matériels. « On dénombre treize personnes civiles qui sont décédées, cinquante personnes blessées dont cinquante civiles et trois militaires, des maisons endommagées dans différents quartiers, ainsi que des véhicules des particuliers, des équipements et des installations militaires brulés ou endommagés », a poursuivi M. Baratuza.
Le porte-parole de la FDNB a tranquillisé la population que malgré les pertes subies, « le Burundi reste debout avec ses capacités de défense pour garantir la paix et la sécurité de notre chère patrie. » La FDNB a, à cet effet, adressé ses vives condoléances aux familles qui ont perdu les leurs dans cet incident et a souhaité un prompt rétablissement aux blessés en train d’être soignés dans les différents hôpitaux du pays.
« La FDNB demande à toute la population burundaise de rester sereine et calme, de signaler le plus vite possible à l’administration et aux forces de l’ordre tout engin non explosé vu et de ne pas surtout le manipuler », a-t-il conseillé.
Des éclaircissements contre certaines fausses informations propagées
Le porte-parole de la FDNB a également démenti les fausses informations disant que l’origine de ces explosions serait une attaque extérieure. « S’il y avait eu une attaque extérieure, il y aurait eu échange des coups de feu et cela n’a pas été entendu. C’étaient des tirs unidirectionnels, qui avaient un départ et une arrivée seulement », a-t-il clarifié, soulignant que ceux qui propagent ces rumeurs, ce sont des manipulateurs qui veulent désorienter la population.
Concernant la version disant que l’incident serait à l’origine de certains militaires fâchés de leur déploiement en République démocratique du Congo (RDC), M. Baratuza a aussi fourni des éclaircissements. Selon lui, ceux qui le disent ne connaissent pas le caractère des militaires burundais. « Le militaire burundais est discipliné, il obéit aux ordres reçus », a-t-il précisé, en signalant que les militaires burundais ont été déjà déployés dans d’autres pays comme la Somalie et la Centrafrique, loin du Burundi, et il n’y a pas eu de plaintes. « Ceux qui propagent ces rumeurs qu’ils cessent jusqu’à ce niveau », a martelé M. Baratuza.
Pour les pertes matérielles des particuliers comme des maisons et véhicules endommagées, M. Baratuza a saisi cette occasion pour interpeller la population à la souscription de leurs besoins dans les sociétés d’assurance, car cela peut, selon lui, résoudre des questions pareilles.
Claude Hakizimana
