Le chef de l’Etat burundais et président en exercice de l’Union africaine, Evariste Ndayishimiye s’est entretenu le mardi 6 octobre 2026, au palais présidentiel Ntare Rushatsi, avec des experts en agriculture qui expérimentent la production d’engrais organiques. Il les a encouragés dans leurs efforts visant à contribuer à ce que chaque bouche puisse avoir de quoi manger et chaque poche ait de l’argent. Il leur a également demandé de travailler avec la vision de faire du Burundi un pays qui utilise des engrais organiques, « Burundi, pays bio ».

M. Ndayishimiye a félicité toutes les personnes engagées dans la production d’engrais organiques, afin que chaque bouche puisse avoir de quoi se nourrir et chaque poche puisse également avoir de quoi se remplir. «Un pays ne peut pas se développer sans passer par l’agriculture, car cette dernière est la source à partir de laquelle nous puisons notre développement », a-t-il précisé. Il a indiqué que certaines personnes se plaignent auprès de l’Etat de ne pas les embaucher, tandis que celles qui en ont se plaignent de percevoir de faibles salaires. Selon lui, ces personnes oublient que l’Etat ne dispose pas d’une caisse remplie d’argent lui permettant de rémunérer tout le monde, mais que les ressources utilisées par l’Etat proviennent de la production des citoyens.
Promouvoir les matières premières naturelles
Evoquant l’expression selon laquelle le Burundi est un pays de lait et de miel, M. Ndayishimiye a souligné que le pays dispose déjà de toutes les ressources nécessaires pour assurer une bonne production agricole. Il a également affirmé que les aliments produits au Burundi à l’aide d’engrais organiques ont une saveur particulière. Il a par ailleurs rappelé que la pauvreté résulte de manque de vision, estimant que lorsqu’une personne prend conscience de ce qu’elle est et ce qu’elle veut devenir, elle peut alors progresser. Evariste Ndayishimiye a indiqué qu’il est possible que chaque burundais pratique l’élevage. Il a également précisé que le gouvernement encourage le creusement de fosses à fumier afin de permettre aux spécialistes de disposer de matières premières nécessaires à la fabrication d’engrais organiques. «Nous avons donc besoin de spécialistes capables de transformer les matières premières dont nous disposons déjà. Il est nécessaire que le pays dispose de personnes capables de produire des engrais, de sorte qu’une poignée de cet engrais transformé puisse produire davantage qu’une grande quantité de fumier brut », a-t-il dit.
Selon M. Ndayishimiye, l’agriculture constitue la base de tout développement. Ainsi, il souhaite ainsi voir se développer davantage la production d’engrais biologiques. Il a à cet effet demandé à l’Isabu (Institut des sciences agronomiques du Burundi) de recenser les personnes qui produisent des engrais organiques, pour mieux les organiser et de les regrouper afin qu’elles puissent travailler ensemble et produire davantage d’engrais organiques.« Je vous ai invité à cette rencontre afin que nous puissions tous nous connaître et comprendre que nous travaillons sur un même projet », a-t-il conclu.
Etienne Nduwimana
