Le ministère de la Santé publique dément formellement la rumeur circulant sur les réseaux sociaux selon laquelle, un premier cas de maladie à virus Ebola aurait été traité à l’hôpital Prince Régent Charles. Ce ministère informe le public qu’aucun cas d’Ebola n’a été officiellement confirmé au Burundi par l’autorité sanitaire compétente.

Dans de ce démenti, le ministre de la Santé publique, Fidèle Nkezabahizi précise qu’aucun cas d’Ebola n’a été officiellement confirmé au Burundi par l’autorité sanitaire compétente : « A l’hôpital Prince Régent Charles, une personne suspectée d’être atteinte de cette maladie a été testée et les résultats se sont révélés négatifs, confirmant l’absence d’Ebola et d’autres fièvres hémorragiques virales chez la personne examinée », confirme-t-il.
Dr Nkezabahizi rappelle que le 8 octobre 2026, une réunion conjointe du Gouvernement du Burundi et de l’équipe de pays des Nations unies (UNCT), consacrée à la situation humanitaire, à l’examen des réponses en cours, aux défis rencontrés et à la mobilisation de ressources supplémentaires a été organisée : « A cette occasion, nous avons présenté la menace liée à Ebola et souligné l’importance de renforcer notre préparation et nos capacités de riposte face au risque d’introduction du virus dans la sous-région », ajoute-t-il.
Il indique que le ministère de la Santé publique exprime sa reconnaissance à tous les acteurs engagés à chaque niveau dans la prévention, la surveillance et la préparation à la riposte, en sensibilisant notamment, les communautés, les agents de santé, les équipes d’intervention rapide ainsi que les partenaires au développement qui apportent leur appui technique et financier. Il affirme que leur mobilisation contribue au renforcement du dispositif national de surveillance et à la protection de la population.
Toutefois, Dr Nkezabahizi fait remarquer que l’absence de cas confirmé ne signifie pas que le Burundi est à l’abri de cette épidemie. Compte tenu du risque d’introduction du virus dans la sous-région, le pays doit maintenir une vigilance élevée, renforcer continuellement ses capacités de surveillance et de préparation et poursuivre la mobilisation de tous les acteurs concernés.
Il mentionne que la vigilance et le respect des mesures de prévention restent essentiels. Il recommande la population de se laver régulièrement les mains à l’eau et au savon, d’éviter tout contact direct avec une personne présentant des symptômes suspects (fièvre, fatigue intense, maux de tête, vomissements, diarrhée ou saignements inexpliqués) et de signaler rapidement tout cas suspect aux services de santé les plus proches.
Le ministre de la Santé publique rappelle enfin à la population, de ne pas relayer les informations non vérifiées et de se référer exclusivement aux communications officielles pour toute information relative à la situation épidémiologique du pays : « Face à Ebola, la vigilance est nécessaire, mais la désinformation ne protège personne », renchérit-il.
Exploité et traité par Rose Mpekerimana
