Sous l’égide du président de l’Assemblée nationale Daniel Gélase Ndabirabe, les députés se sont réunis le lundi 29 juin 2026, en séance plénière. L’objectif de cette dernière était d’analyser les deux rapports produits par la Cour des comptes, et évaluer l’état des lieux de la mise en œuvre des recommandations qui ont été formulées par les commissions permanentes sur ces rapports, afin d’assurer une bonne gestion et le bon fonctionnement des huit hôpitaux publics déjà audités.

Prenant la parole, pour expliquer l’état des lieux de la mise en œuvre des différentes recommandations qui ont été émises par les deux commissions permanentes, l’un en charge de la bonne gouvernance, l’autre de l’agriculture et de l’élevage ainsi que des stratégies envisagées pour l’achèvement d’autres activités sur les huit hôpitaux publics faisant l’objet de ces deux rapports produits par la cours des comptes, Fidèle Nkezabahizi, ministre de la Santé publique a d’abord salué l’étroite collaboration entre le personnel du ministère, ainsi que les membres des commissions permanentes issues de la chambre basse du parlement. Reconnaissant tous les défis relevés par la cour des comptes dans ces différents hôpitaux, M. Nkezabahizi a indiqué que ces rapports déjà produits vont aider le ministère à l’élaboration des programmes adéquats à exécuter pour le prochain exercice budgétaire.
« Même si beaucoup des recommandations ont été déjà mise en œuvre, nous comptons prendre toutes dispositions nécessaires dans le but d’achever toutes les autres activités restantes, non pas seulement sur les huit hôpitaux qui font l’objet de ces rapports mais également sur tous autres hôpitaux de notre pays », a ajouté M. Nkezabahizi. Ce dernier a informé que les défis majeurs à la base de la non-exécution évoqués par les hôpitaux audités sont essentiellement le manque de moyens financiers, celui des médecins spécialistes ainsi que les départs intempestifs des médecins.

Stop aux départs intempestifs des médecins
Parmi d’autres défis évoqués par la cour sur ces huit hôpitaux audités figurent les départs intempestifs des médecins. A cela, le ministère en charge de la Santé publique a informé que le gouvernement a mis en place une stratégie de stabilisation des médecins qui a permis d’améliorer leur rétention dans les structures de soins. « Cette stratégie nous a permis d’obtenir des résultats encourageants même si le problème n’a pas encore été résolu définitivement. Mais, nous continuons à suivre toutes les réflexions avec les instances concernées de l’Etat visant à renforcer davantage la motivation, la fidélisation et la stabilité du personnel de la santé afin d’apporter de solutions durables aux défis liés aux ressources humaines dans le secteur de la santé.
A la question des mesures réservées en cas où l’un ou l’autre hôpital ne met pas en œuvre les recommandations de la Cour des comptes, le ministre a informé que des plans de mise en œuvre ont été déjà élaborés, et qu’on est en train de faire un suivi renforcé avec précisément des délais précis par l’intermédiaire des insistances habilitées comme l’inspection générale du ministère de la santé publique. « A défaut d’exécution, des mesures administratives seront prises conformément à la règlementation en vigueur », a promis le ministre, tout en mentionnant que dans le PTBA 2026-2027, le ministère a déjà prévu l’achèvement des chantiers en cours des différents hôpitaux qui ont été construits par l’Office burundais de l’urbanisme, de l’habitat et de la construction(buha).
Transformer toutes les recommandations en activités
Remarquant que les principaux problèmes résident également au manque généralisé des textes réglementaires actualisés, des manuels de procédures, des mécanismes de contrôle interne pour ces hôpitaux audités, le président de l’Assemblée nationale, a exhorté au ministre de la Santé publique à mettre en place le PTBA dans tous les hôpitaux du pays, dans le but d’assurer une gestion transparente et efficace, et le bon fonctionnement dans les structures sanitaire. «Pour y arriver, il faut que toutes les recommandations de ces deux rapports soient transformés en activités. Ainsi, il sera facile de les mettre toutes en œuvre », a enfin suggéré M. Ndabirabe
Avit Ndayiragije
