Dirigée par Flora Nimpagaritse, une délégation du ministère ayant le développement communautaire dans ses attributions a visité, le dimanche, 1er février 2026, l’ABMPD (Association burundaise pour un monde de paix sans drogues). L’objectif de cette visite était d’évaluer l’état de la mise en œuvre des activités issues du projet de renforcement des organisations de la société civile du Burundi intervenant dans l’autonomisation des jeunes, qui a été financé par l’organisation Street Child et exécuté par l’association ABMPD.

Pour Théophile Ndayisenga, un des membres de l’association ABMP en même temps un des formateurs des jeunes bénéficiaires de ce projet financé par Street child, cette délégation issue du ministère ayant le développement communautaire dans ses attributions est venue dans le but de s’enquérir de l’état des réalisations dudit projet, ainsi que son impact sur l’autonomisation des jeunes bénéficiaires.
M. Ndayisenga a informé que ce projet était destiné à accompagner cent jeunes dont l’âge est compris entre quatorze ans et trente-cinq ans, sélectionnés dans différentes localités de la ville de Bujumbura où l’association ABMPD exerce ses activités, en tenant compte de leurs niveaux de compétences ainsi que leurs situations socio économiques. «Tenant compte des résultats et de l’impact de ce projet sur la vie des jeunes, nous avons constaté qu’il a été d’une importance capitale et mérite d’avoir sa deuxième phase dans le but ultime de toucher plus de jeunes dans notre capitale », a manifesté M. Ndayisenga.
Les réalisations évaluées à plus de 95%
Différentes approches ont été prévues dans le cadre de la mise en exécution de ce projet. Il s’agit de l’approche TARL (enseigner au bon niveau), l’approche qui consiste à former un individu suivant son niveau de compétences, la WBS, une approche avec laquelle on forme les jeunes sur comment élaborer un plan d’affaires pour son propre projet de développement.
Il existe aussi l’approche MDO (Module de développement organisationnel) avec laquelle on montrait à chaque association comment les membres eux-mêmes peuvent faire une auto-évaluation pendant l’exécution de leurs projets. « Et d’ailleurs c’est une approche sur laquelle toutes les entreprises tant publiques que privées doivent s’appuyer, dans le but d’atteindre convenablement leurs missions ou objectifs assignés», a affirmé, M. Ndayisenga précisant que les réalisations pour ce projet sont évaluées à plus de 95 %, et que chaque groupement, après la formation, recevait un montant de 485 808 FBu chacun pour mettre en œuvre son projet présenté.
S’assurer que les financements sont utilisés pour leurs fins
Quant à Flora Nimpagaritse, membre du département chargé du suivi des organisations non gouvernementales au ministère en charge du développement communautaire, elle a signalé que cette visite s’inscrit dans le cadre de leurs missions quotidiennes, qui est principalement de suivre de près les actions des différentes organisations internationales œuvrant sur tout le territoire national. Mme Nimpagaritse a salué les réalisations de cette association auprès de tous les jeunes bénéficiaires de ce projet, du fait qu’elle a beaucoup contribué dans la promotion de l’autonomisation de ces jeunes.
Mme Nimpagaritse a profit de cette occasion pour demander à ces organisations locales, de toujours se rassurer que l’argent qu’elles distribuent aux différents jeunes est utilisé pour leur fin. «Quand le gouvernement du Burundi octroie des autorisations d’exercer leurs activités sur le territoire nationale à ces organisations internationales, c’est pour que leurs œuvres puissent avoir un impact positif sur la vie socio-économique de toutes les personnes bénéficiaires », a mentionné Mme Nimpagaritse, précisant que c’est pour cette raison que le département chargé du suivi des ONGs se rend souvent sur terrain en vue de s’enquérir de la situation.
Avit Ndayiragije
