L’analyse dudit rapport et les commentaires y relatifs ont porté sur l’évaluation du système de contrôle interne, le respect de la législation et la réglementation, la performance de la production du café ainsi que la revues des états financiers de l’Odeca.

En présentant le rapport, Célestine Niyonsaba, président de la commission permanente de la bonne gouvernance et de la privatisation, a indiqué que l’analyse du rapport définitif d’audit de la gestion de l’Odeca révèle que celle-ci accuse des insuffisances. Selon lui, c’est une gestion marquée par des défaillances systématiques qui sont dues notamment à l’absence d’un système d’auto-évaluation, aux insuffisances de suivi et de coordination, au manque de devises étrangères pour réaliser certains marchés de commande extérieures, et au non achèvement des procédures de liquidation de l’Ocibu (Office des cultures industrielles du Burundi), du «Sogestal (Société de gestion des stations de lavage) et de la Sodeco (Société de dépalchage et de conditionnement) en vue de permettre à l’Odeca d’avoir son patrimoine propre. Si ces insuffisances ne sont pas corrigées à temps, l’Odeca sera dans l’incapacité d’accomplir efficacement ses missions»
L’Odeca fait de son mieux
S’exprimant sur le rapport au regard du fonctionnement de l’Odeca, Saïdi Kibeya, ministre des Ressources minières, énergétiques, de l’industrie, du commerce et du tourisme a expliqué que l’Odeca exerce des activités de production, transformation et commercialisation du café. Il dispose de cent et huit (SDL) Stations de dépulpage-lavage du café qui transforment le café cérise en café parched fully washed et d’une usine déparchage en café vertical qu’on exporte vers l’extérieur du pays, ainsi qu’une unité de torréfaction qui produit le café torréfié pour la PCBC (Promotion de la consommation du bon café) .Il a également ajouté que ,l’Odeca dispose de ses propres plantations caféicole actuellement étendues sur une superficie de 164,6 ha. Du côté commercial, l’Odeca dispose du cellule de commercialisation du café marchand qui est sous la coordination du BESD (Bureau d’études strategiques et de développement) Le rapport montre également que le marketing pour le café est déjà avancé avec l’ouverture d’un pavillon en Chine, la participation aux événements internationaux du café pour maintenir la visibilité et prospecter de nouveau marchés, et très récemment l’Office a initié le marketing digital pour atteindre les amateurs du café burundais. Tout cela montre que Odeca est en train de faire tout le nécessaire pour mettre en œuvre les missions qui lui sont dévolues.
Pour le ministre Kibeya, depuis que l’Odeca a été créé, aucun fonds de roulement ne lui a pas été octroyé. Les intérêts et dividendes issus de ses placements et actions ont été gelés par le ministère en charge des finances empêchant ainsi le fonctionnement effectif de l’office. M. Kibeya a fait savoir que cette situation oblige l’Odeca à recourir chaque année à des emprunts contrats auprès de la Banque centrale qu’il est tenu à payer avec des intérêts et dont le processus d’acquisition prend énormément de temps rendant ainsi difficile le financement de ses activités.
L’Odeca a, dans ses missions, la régulation du secteur café, de la production jusqu’à la commercialisation.Les députés ont invité M. Kibeya à séparer le rôle de régulateur et d’opérateur
Anicet Mbonifasha
