Vers la mise en œuvre des activités en matière de développement des énergies renouvelables
Lors de la séance plénière tenue ce mercredi le 14 janvier 2026 sur le projet de loi portant ratification de l’accord de coopération dans le domaine de l’énergie entre le gouvernement de la république du Burundi et le gouvernement du royaume de Maroc, Hassan Kibeya ministre ayant l’énergie et mine dans ses attributions qui était l’invité du jour, a dissipé les doutes des députés.

L’objectif de la vision du Burundi, pays émergeant en 2040 et pays développé pour 2060, est d’augmenter la production et améliorer l’accès à l’énergie. Les députés ont voulu savoir d’une façon quantitative l’apport de cet accord de coopération entre la République du Burundi et le royaume de Maroc pour atteindre cet objectif. M. Kibeya a indiqué que cet accord va permettre la mise en œuvre de plusieurs activités du domaine des énergies (éolien, solaire et hydraulique), de l’efficacité énergétique qui est un pilier de la transition énergétique. Les activités relatives à la production, transport et distribution de l’électricité seront également développées.
M. Kibeya a aussi indiqué que pour atteindre cette vision, il y aura l’assistance technique dans l’élaboration des études et construction de deux centrales solaires (100MW et 50MW) au Burundi et d’une centrale hydroélectrique sur la rivière Kagunuzi.
Les députés ont précisé que l’article sept de l’accord de coopération stipule que «chacune des parties s’engage à ne pas divulguer les informations confidentielles se rapportant au présent accord de coopération à des tiers sans préalable de l’autre partie». M. Kibeya a éclairci que cet article vise à renforcer la confiance entre les parties tout en garantissant que les informations sensibles ne seront pas divulguées. Cela implique que toute communication d’informations jugées confidentielles doit être soigneusement évaluée, et qu’il est impératif d’obtenir une autorisation formelle avant de partager ces informations. En général, cette disposition est essentielle pour protéger les intérêts des parties et pour assurer le bon déroulement de cette collaboration.
Les députés ont également fait remarquer que l’article 10 du présent accord dispose que le présent accord de coopération s’applique provisoirement dès sa signature et entre en vigueur définitivement à la date de la réception de la dernière notification relative à l’accomplissement des parties des formalités internes requises à cet effet. Ils ont voulu savoir l’état des lieux de la mise en application. M. Kibeya a répondu qu’actuellement, certaines activités sont déjà réalisées dans le cadre de la mise en application provisoire de l’accord de coopération signé le 12 mai 2025. Ces activités sont entre autres des réunions et des échanges d’informations qui ont déjà eu lieu après la signature de l’accord, chaque partie a déjà entamé les formalités internes nécessaires pour que l’accord puisse entrer en vigueur définitivement notament des consultations avec les organes législatifs. Pour le cas du Burundi M. Kibeya a signalé que la présente activité est un exemple concret.
Il s’observe que, dans le passé, certaines ratifications n’ont pas été mises en application. Pour cette question M, Kibeya a fait savoir que cet accord révèle un caractère particulier. Il indique qu’il s’inscrit dans une dynamique déjà en cours pour atteindre une électrification fiable et durable de 70% de la population burundaise d’ici 2030.
Fidèle Hatangimana
