
M.Nkeshimana appelle les médiateurs formés dans tout le pays à soutenir l'administration
Le Centre d’alerte et de prévention des conflits (Cenap) a organisé, le mercredi 17 février 2022, un forum sur la culture de médiation au niveau communautaire. Il s’agissait de présenter des résultats des programmes ou initiatives accomplis dans cinq provinces, durant les deux ans écoulés, dans l’objectif de contribuer aux efforts de renforcement de la cohabitation pacifique, de rapprochement et de tolérance au Burundi. Même si les résultats sont satisfaisants, quelques défis s’observent.
Dans son discours de bienvenue, la directrice adjointe du Cenap, Liberate Nakimana, a indiqué qu’il est devenu une culture et un devoir pour cette institution d’organiser des cadres de présentation des résultats des programmes ou initiatives, accomplis dans l’objectif de contribuer aux efforts de renforcement de la cohabitation pacifique, de rapprochement et de tolérance au Burundi. Selon elle, c’est un travail qui a été réalisé à travers les recherches et les consultations participatives et inclusives de toutes les couches de la population burundaise, autour des thématiques sociales variées, avec l’appui des institutions étatiques concernées par les domaines d’intervention et d’accompagnement des partenaires du Burundi. Elle a ainsi profité de cette occasion pour remercier tous les partenaires pour leur soutien immense et complémentaire aux activités des organisations de la société civile ou privées, dont le Cenap.
Parlant des défis rencontrés, Tatien Nkeshimana, coordonateur du projet de promotion de la médiation communautaire, au sein du Cenap, a indiqué que le défi évoqué par les médiateurs est le fait qu’au niveau des membres de la communauté, la plupart de gens ignorent l’importance de la médiation dans la gestion des conflits. « Or, lorsque les gens ignorent son importance, ils ne peuvent pas y faire recours. Raison pour laquelle le Cenap a organisé la séance de sensibilisation communautaire sur l’importance de la médiation dans la gestion des conflits fonciers, communautaires et familiaux ». Un autre défi, est qu’il y a des coins reculés qui semblent avoir été abandonnés par les différents intervenants, alors qu’il s’agit des coins qui connaissent beaucoup plus de conflits fonciers.
La médiation devrait être dans la culture des Burundais
M. Nkeshimana recommande ainsi les médiateurs formés à collaborer avec l’administration. « A partir de cette collaboration, nous allons voir dans quelle mesure nous pouvons organiser des activités de suivi pour être sûrs que les conflits qui ont été gérés ou que les séances de mobilisation qui ont été organisées ont porté des fruits ou qu’il n y a pas eu d’autres litiges qui ont suivi après la gestion et la résolution des conflits qui existaient les mois ou les années passés ».
M. Nkeshimana souligne que parmi les opportunités que rencontre le Cenap figure l’existence des gens qui sont formés et des structures officielles en termes de gestion de conflit. « Donc, il est question de capitaliser tous ces acquis pour que dans le futur la médiation soit dans la culture des Burundais ».
Evelyne Niyonzima