Le jeudi 5 novembre 2026, assisté de François Havyarimana, ministre de l’Education nationale et de la recherche scientifique, Mgr Gervais Banshimiyubusa, archevêque du diocèse de Bujumbura, a procédé à la bénédiction et la pose de la première pierre de l’édifice qui abritera le campus Bujumbura de l’UCB (Université catholique du Burundi), à Ngagara en commune Ntahangwa de la province de Bujumbura. Le projet ambitionne de contribuer à l’amélioration de la qualité de l’enseignement supérieur à travers des formations innovantes, adaptées aux besoins du pays et porteuses d’emplois.

« L’idée de créer l’Université catholique du Burundi remonte aux années 1980 et la pose de cette première pierre constitue une réponse aux aspirations maintes fois exprimées par la population burundaise », a fait savoir Mrg. Banshimiyubusa , président de la commission de réflexion chargée de mettre sur pied ce projet. Il a ajouté que l’Université catholique du Burundi n’est pas une université de plus ou de trop, mais plutôt cella qui offrira une formation avec sa spécificité et sa propre identité. Elle entend ainsi compléter les établissements existants et les accompagner dans leurs missions, sans entrer en concurrence avec eux.
Quant à François. Havyarimana, il a félicité cette institution religieuse pour cette initiative qu’il a qualifiée de noble et longtemps attendue, susceptible de contribuer à l’amélioration de la qualité de l’enseignement supérieur. Il exhorté les futurs étudiants à associer les compétences scientifiques aux valeurs morales et spirituelles, rappelant la célèbre maxime de François Rabelais selon laquelle « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme ».
M. Havyarimana a insisté sur la nécessité d’inscrire ce projet dans les orientations de la nouvelle politique ministérielle de l’enseignement supérieur, notamment en matière de mise en place de résidences et restaurants universitaires. Il a également recommandé que les facultés et filières envisagées soient en adéquation avec la Vision du Burundi, en privilégiant les formations scientifiques et technologiques innovantes, productives et créatrices d’emplois.
Des formations diversifiées et adaptées aux besoins du pays
Selon l’abbé Dieudonné Niyibizi, référent du projet Campus Bujumbura, cette initiative s’inscrit dans une perspective d’expansion avec plusieurs facultés, au rythme de son développement.
Parmi celles-ci figure la faculté de médecine et des sciences médicales, comprenant deux départements, à savoir celui de médecine et celui des sciences de la santé.
Une faculté des sciences informatiques est également envisagée, avec des filières axées sur l’intelligence artificielle, la cyber-sécurité, les technologies financières ainsi que l’informatique appliquée à la santé.
Le projet prévoit par ailleurs une faculté des sciences économiques et de gestion, avec des filières notamment l’économie et le développement, l’entrepreneuriat et l’innovation, le développement communautaire, la comptabilité, la gestion des services de santé, ainsi que l’économie verte et les technologies propres.
Enfin, la faculté des sciences humaines et sociales comprendra un département de philosophie, avec formation de master en philosophie politique et en anthropologie philosophique destinée aux candidats titulaires d’un diplôme de baccalauréat ou d’une licence en économie, droit et sciences sociales. A travers cette initiative, l’Eglise catholique entend contribuer davantage à la formation d’une jeunesse compétente, responsable et capable de répondre aux défis du développement du Burundi.
Ferdinand Hakizimana
