L’ARCP (Agence d’appui à la réalisation des contrats de partenariat public-privé) a organisé, du 29 au 30 octobre 2026, un atelier de renforcement des capacités à l’endroit des journalistes sur les outils du PPP (partenariat public-privé). La directrice de l’ARCP, Jeanne d’Arc Igirimbabazi attend des journalistes une contribution à la promotion des PPP en vue de développement socio-économique du Burundi.

Selon Jeanne d’Arc Igirimbabazi, directrice de l’ARCP, le Burundi, à l’instar de nombreux pays engagés dans une dynamique de transformation économique, fait face à d’importants besoins en infrastructures et services publics. La réalisation de ces infrastructures nécessite de ressources financières, compétences techniques et capacités de gestion considérables.
Dans ce contexte, poursuit Mme Igirimbabazi, le partenariat public-privé constitue un mécanisme pouvant contribuer à mobiliser les investissements privés, valoriser l’expertise du secteur privé et améliorer la qualité des infrastructures et services publics. Elle souligne toutefois que la réussite de ces projets dépend notamment de leur pertinence, la qualité de leur préparation, l’évaluation des risques, la transparence des procédures, l’équilibre contractuel et de la protection de l’intérêt général.
Au cours des exposés, les experts de l’ARCP ont expliqué que les PPP se distinguent des marchés publics et de la privatisation, notamment par leur approche globale, leurs modalités de rémunération spécifiques et leur longue durée. Emelyne Irakoze, experte à l’ARCP, a présenté trois grandes catégories de PPP. Il s’agit des PPP concessifs, dans lesquels les bénéficiaires remboursent les dépenses ; des PPP à paiement public, où l’Etat effectue des paiements périodiques pendant la durée du projet et des PPP institutionnels, dans lesquels l’Etat et le secteur privé mettent leurs moyens en commun.
Mélanie Niyibizi, l’une des participants à cet atelier, salue les connaissances acquises. Elle indique qu’elle parvient désormais à distinguer un projet PPP d’un projet relevant d’un marché public. Elle dit également avoir compris l’importance de ce mécanisme, qui repose sur un partenariat gagnant-gagnant.
Comprendre les outils du PPP
Jeanne d’Arc Igirimbabazi a rappelé que la compréhension des outils du PPP est essentielle, non seulement pour les décideurs publics et les investisseurs privés, mais aussi pour les journalistes, qui ont la responsabilité d’informer les citoyens sur les choix économiques et projets qui influencent leur quotidien.
Elle a ainsi insisté sur le rôle fondamental des médias. « Un journaliste bien informé est à mesure d’expliquer aux citoyens les objectifs d’un projet, ses avantages, ses coûts, les responsabilités des différentes parties, les risques éventuels ainsi que les résultats obtenus », a-t-elle souligné.
La directrice de l’ARCP attend des journalistes une approche professionnelle, régulière et équilibrée, fondée sur la vérification des faits, le recours à des sources fiables et la recherche de l’intérêt général. « Nous vous demandons de contribuer à la promotion et la meilleure compréhension de ce mécanisme », a-t-elle insisté.
Il convient de rappeler que les PPP constituent un levier important du développement socio-économique d’un pays. Lorsqu’ils sont bien préparés, négociés et conduits dans des conditions équilibrées et transparentes, ils permettent de mobiliser les ressources financières, l’expertise technique et les capacités d’innovation du secteur privé. Ils contribuent ainsi à la réalisation de projets structurés dans des secteurs essentiels tels que les infrastructures, l’énergie, l’industrie, le tourisme, la santé, l’éducation et l’eau. Leur bonne mise en œuvre favorise également la création d’emplois, l’amélioration des services publics et le renforcement de la croissance économique.
Onesphore Niyomwungere
Eric Tuyishemeze
