Les natifs de la commune Bukinanyana , en province de Bujumbura sont réunis le dimanche 1er novembre 2026 pour réfléchir ensemble sur les voies et moyens de promouvoir le développement de leur commune. L’adduction d’eau potable dans les zones Buganda et Ndava figure parmi les priorités évoquées au cours d’échanges. Compte tenu que l’eau potable est une source de vie décente et de développement durable, les natifs de Bukinanyana se mobilisent massivement pour mettre fin à la pénurie d’eau potable en mettant l’accent particulier sur les zones Buganda et Ndava.

Selon les études menées par les techniciens de la susdite commune, la mise en œuvre d’un projet visant à desservir ces deux zones nécessite un financement estimé à 1,7 milliard de francs burundais. Dans son discours de circonstance, l’administrateur de la commune de Bukinanyana, Isaac Niyokwizera indique que le manque d’eau potable constitue l’un des principaux obstacles du développement de cette Commune. Il souligne que plusieurs ménages, structures sanitaires ainsi que des établissements scolaires, sont confrontés à cette problématique. Il a en outre ajouté que La situation est actuellement alarmante du fait que les quelques sources et cours d’eau disponibles se sont asséchés sous l’effet du changement climatique et sans oublier que cette pénurie a également occasionné la propagation du choléra dans certaines localités de la commune.
Les interventions de plusieurs natifs se sont centrées sur des études approfondies sur l’identification de nouvelles sources susceptibles de fournir des quantités d’eau suffisantes pour répondre aux besoins de la population, par les techniciens du secteur de l’eau.
Faire face à cette problématique de pénurie d’eau potable

Le président du Sénat et natif de la commune Bukinanyana Gervais Ndirakobuca, dans son intervention, a recommandé une mobilisation solidaire pour la réalisation de ce projet. Il a estimé que les citoyens à faible moyen ne devraient pas être contraints de contribuer financièrement, mais que ceux qui disposent de revenus et d’activités génératrices de ressources devraient prendre les devants, notamment les fonctionnaires, commerçants, etc.
Il a toutefois mis en garde contre toute collecte forcée de fonds auprès de la population, soulignant que les contributions restent volontaires. Gervais Ndirakobuca a également insisté sur l’importance de ce projet, qu’il a qualifié d’une œuvre de Dieu nécessitant la sincérité et transparence au cours de sa réalisation.
Pour donner l’exemple, il a promis une contribution personnelle de 10 millions de francs burundais dès le lancement du projet. Les autres participants ont également manifesté leur engagement en promettant sur place des contributions dont le montant total dépasse 40 millions de francs burundais. Et d’ajouter qu’ils ont proposé la mise en place d’un comité chargé de collecter et gérer les fonds destinés à la réalisation de ce projet.
Donathe Ndayisenga
