
Dans le cadre de la nouvelle organisation administrative du pays, qui privilégie le rapprochement de l’administration des citoyens, plusieurs services de l’Etat seront progressivement transférés au niveau des provinces et communes. La passation des marchés publics figure également parmi les domaines concernés par cette décentralisation. A l’issue d’une formation organisée par l’ARMP (Autorité de régulation des marchés publics) sur les procédures de passation des marchés publics, les chefs de départements communaux ont accordé, le 28 octobre 2026, un entretien au journal « Le Renouveau du Burundi ». Ils ont exprimé leur sentiment de satisfaction quant aux connaissances acquises, particulièrement en matière de passation des marchés publics, un domaine auquel certains d’entre eux sont encore novices.
Selon ces responsables, le transfert de passation des marchés publics au niveau des communes permettra de réduire les délais de traitement des dossiers. Les projets de développement, qui connaissaient parfois des retards en raison de la lenteur dans les procédures de passation des marchés, pourront ainsi être exécutés plus rapidement au bénéfice de la population.
Jean Baptiste Ngaruko, chef du département de la santé dans la commune Mwaro, en province de Gitega, estime que cette formation lui sera d’une grande utilité dans l’exercice de ses fonctions. Il explique qu’auparavant, les projets de grande envergure devaient être soumis au ministère pour la passation des marchés, une procédure qui prenait beaucoup de temps. Il arrivait ainsi que même les marchés relevant du niveau provincial soient attribués tardivement. Avec la nouvelle organisation, les procédures de passation des marchés publics seront désormais effectuées au niveau communal. Il espère que cette évolution permettra de réduire les délais et d’assurer la réalisation de tous les projets prévus.
Procédures simplifiées et paiements plus rapides
Quant à Christiane Hagerimana, cheffe du département de l’eau, de l’énergie et des carrières dans la commune Gishubi,en province de Gitega, elle considère que la formation sur les procédures de passation des marchés publics est particulièrement importante, d’autant plus que ces procédures seront désormais gérées au niveau communal. Elle rappelle qu’auparavant, l’obtention de l’avis de non-objection nécessitait des centres à Bujumbura. « Désormais, la commune dispose d’une cellule chargée de la gestion des marchés publics, ce qui permettra de traiter les dossiers localement ». Selon elle, cette nouvelle approche facilitera également les démarches des entreprises attributaires des marchés. Une fois les travaux achevés, ces derniers devraient pouvoir être payées plus rapidement, contrairement à la situation antérieure où les paiements enregistraient souvent des retards.
Pour Jean Bosco Nsengiyumva, chef du département de l’environnement, de l’agriculture et de l’élevage dans la commune Shombo, cette formation a été très bénéfique, notamment pour les responsables qui viennent de prendre leurs fonctions. Il estime que les connaissances acquises dans ce domaine leur permettront de mieux assumer leurs responsabilités dans le contexte de la nouvelle organisation administrative du pays. Pour lui, cette réforme s’inscrit dans la dynamique de mise en œuvre de la Vision du Burundi émergent en 2040 et développé en 2060. Il considère que la gestion des ressources publiques au niveau communal contribuera à accélérer le développement et permettre aux citoyens de bénéficier plus rapidement de projets qui leur sont destinés.
Joseph Mvyariyehe
