
Sous l’égide de Gélase Daniel Ndabirabe, le jeudi 8 Octobre 2026, l’Assemblée nationale s’est réunie en séance plénière pour analyser un rapport d’audit de la gestion de l’Office des transports en commun (Otraco). L’analyse du rapport et les commentaires y relatifs se sont focalisés sur l’évaluation du système de contrôle interne, le respect de la législation et de la réglementation, le respect des obligations financières et comptables, l’atteinte des objectifs et la revue des états financiers de l’Otraco-SP au 32 décembre 2024.
Rédempteur Gahitira, le présentateur du rapport, a indiqué que l’actif de l’Office est géré sans respect d’aucune procédure suite à l’absence totale du manuel des procédures comptables et financières. Pire encore, l’Otraco ne dispose pas de conseil d’administration légal depuis le 03 août 2012 car parmi ses membres, certains sont en exil, d’autres ne sont plus représentatifs des institutions qui devraient faire partie du conseil.
De plus, la commission permanente en charge des finances a pu constater la non cohésion du comité de direction car la plupart des décisions sont prises sans qu’elles soient sanctionnées par les procès-verbaux.
Pour terminer, il a dit qu’avec le solde débiteur et de clôture des montants respectifs de 1 057 593 575 FBu et de 1 206 056 804 FBu du compte 41 «client», cela démontre à suffisance que le directeur administratif et financier n’a pas fait diligence dans l’accomplissement de ses missions. Il en est de même pour le directeur technique, car la commission permanente en charge des finances a relevé des irrégularités dans le calcul de pénalités liées au retard de renouvellement du contrôle technique.
Égide Nijimbere, ministre des Infrastructures, des logements sociaux, des transports et de d’équipement affirme que l’Otraco est confronté à une mauvaise gouvernance et aux insuffisances de coordination et de suivi.
Il a ajouté que l’Otraco présente des défis majeurs notamment la faiblesse de l’organisation institutionnelle traduite par l’absence du Conseil d’administration et d’un comité de direction responsable, le manque des outils de gestion, le non-respect des procédures légales et réglementaires, et des contrats déjà signés de mettre en péril l’existence même de l’otraco à moyen et long terme. Il a exhorté les députés d’intervenir pour faire face à ces problèmes.
Pour clore, M. Gahitira a dit qu’après l’analyse du rapport définitif d’audit de la gestion de l’Otraco, produit par la cour des comptes, la commission permanente des comptes publics et des finances, des affaires économiques et de la planification a constaté que cette entreprise publique, qui occupe une place stratégique dans le transport en commun fait face à de nombreuses défaillances systématiques dues à la mauvaise gouvernance et aux insuffisances de coordination et de suivi.
De là, la commission attire aussi l’attestation des pouvoirs publics de corriger dans des brefs délais certaines clauses des Contrats déjà signés au risque de mettre en péril l’existence de l’Otraco à moyen et long terme.
Anicet Mbonifasha
