
Le jeudi 24 septembre 2026, au sein de la branche de l’Université de Ngozi sis à Bujumbura, l’Africa Youth Leadership Forum (AYLF) a organisé une conférence-débat annuelle axée sur le thème : « Jeunesse, leadership et santé : construire l’Afrique que nous voulons à l’horizon 2063 ». Cet événement a réuni des étudiants et acteurs de la société civile pour réfléchir sur le rôle décisif de la jeunesse dans le développement et la santé du continent africain.
Placer la jeunesse au cœur des dynamiques sanitaires et sociétales demeure le moyen privilégié de bâtir le continent africain de demain. C’est autour de cette orientation fondamentale que se sont articulés les échanges de la conférence-débat organisée par l’AYLF.
Prenant la parole lors de cette rencontre, Amie Bélicia Ineza, étudiante en médecine à l’Université de Ngozi et membre de la coordination de l’AYLF, a souligné que l’objectif central était d’offrir un cadre d’échange et d’apprentissage pour amener les jeunes à cerner leur responsabilité citoyenne. « Nous avons particulièrement abordé le leadership des jeunes, la santé et leur impact sur le développement a-t-elle déclaré, tout en énumérant les probléma», tiques prioritaires abordées, telles que la prévention du VIH, le dépistage, la réduction des risques liés aux drogues et la couverture sanitaire universelle.
Mlle Ineza a vivement recommandé aux participants de s’approprier les feuilles de route stratégiques nationales et continentales. Elle a ainsi rappelé : « Il est important que la jeunesse connaisse ces visions, notamment la Vision Burundi 2040–2060 et l’Agenda 2063 de l’Union africaine, afin qu’elle puisse y trouver sa place en tant qu’actrice du développement. » Mme Ineza a formulé le vœu que ces échanges débouchent sur des initiatives concrètes au sein des communautés, avant d’exprimer sa reconnaissance envers les partenaires MAC, Resolution connect et cornerstone development pour leur soutien.
De son côté, le Dr Acher Niyonizigiye a prononcé un discours axé sur la prise de conscience individuelle et l’émergence d’un leadership authentique. Il a vivement fustigé le fossé entre les désirs superficiels et la possession d’une véritable vision personnelle, en insistant sur la discipline et la planification au quotidien. Selon lui, l’engagement dans la santé ne doit pas être un simple moyen d’accéder à un emploi rémunérateur, mais doit découler d’un alignement strict entre compétences et impact communautaire.
Abordant le cadre stratégique continental, Dr Niyonizigiye a exhorté les jeunes à sortir de la passivité. Il a déploré le manque d’auto-évaluation et a martelé qu’aucune jeunesse ne pourra participer activement aux instances de décision sans une connaissance pointue des outils de gouvernance. Il a ainsi invité la jeune génération à cultiver un leadership personnel fort pour cesser d’être de simples exécutants et s’imposer comme de véritables acteurs de la souveraineté sanitaire en Afrique.
Jean Marie Ndayisenga
