En raison du manque d’enseignants dans la commune de Bukinanyana, il a été constaté qu’environ 325 millions de francs burundais sont nécessaires pour permettre à la commune de rémunérer les enseignants bénévoles. Après concertation avec le Conseil communal, l’administration communale a décidé que les acteurs économiques opérant dans cette commune, notamment les commerçants ainsi que les conducteurs de voitures et de motos, doivent contribuer afin de réunir ces fonds destinés à rémunérer les enseignants bénévoles, pour que les cours puissent continuer à être dispensés correctement dans les écoles. Ces informations ont été fournies par Isaac Niyokwizera, administrateur de la commune de Bukinanyana, le lundi 21 septembre 2026.

Isaac Niyokwizera a indiqué que la nomination des chefs de département et des chefs de service dans la commune avait exigé que soient nommées des personnes disposant déjà d’un numéro matricule de la fonction publique. Il précise que les personnes qui ont occupé ces postes étaient pour la plupart des enseignants, ce qui a contribué à faire resentir le manque d’enseignants qui n’étaient même pas suffisants dans la commune. M. Niyokwizera affirme qu’après avoir constaté que la commune faisait face à un manque criant d’enseignants, les autorités communales, ont finalement décidé de recruter des enseignants bénévoles afin de renforcer le secteur de l’éducation.
Une contribution locale envisagée pour rémunérer les enseignants bénévoles
M. Niyokwizera a indiqué qu’il faut environ 325 millions de francs burundais pour pouvoir payer ces enseignants bénévoles. « Nous avons alors pensé que les personnes qui exercent leurs activités dans la commune pouvaient contribuer à trouver les moyens nécessaires. Nous avons donc examiné les montants payés par les propriétaires de véhicules et de motos qui se trouvent dans la commune, afin de pouvoir verser des primes d’encouragement à ces bénévoles », a-t-il expliqué.
Il a également indiqué que les personnes qui travaillent dans cette commune, notamment les commerçants, contribuent elles aussi selon leurs moyens. « Chaque vache abattue doit faire l’objet d’un paiement de 10 000 FBu, tandis qu’une chèvre est soumise à une contribution de 5 000 FBu », a-t-il signalé. M. Niyokwizera affirme que les fonds nécessaires pour permettre à ces bénévoles d’apporter leur contribution dans le secteur de l’éducation sont collectés sans qu’aucune contribution ne soit exigée aux parents d’élèves.
Etienne Nduwimana
