Dans le cadre de la 18e session ordinaire du CTSDSS (Comité technique spécialisé sur la défense, la sûreté et la sécurité), organisée à Bujumbura, du 15 au 18 septembre 2026, s’est tenue également, le jeudi 17 septembre 2026, la 21e réunion des chefs d’Etat-major au niveau Afrique ainsi que les chefs de la police, sûreté et sécurité continentale. Le chef de la FDNB (Force de défense nationale du Burundi), Prime Niyongabo a souligné que la paix et la sécurité de notre continent doivent être considérées comme un domaine de responsabilité collective. En effet, elles concernent directement la vie de nos populations et la stabilité de nos Etats.

«Situé au carrefour de l’Afrique centrale et de l’Afrique de l’Est, le Burundi a connu, au cours de son histoire, des périodes de violence. Mais, le peuple burundais, néanmoins, a su se réconcilier définitivement à travers un dialogue national inclusif. C’est pour cela qu’il est nécessaire de s’équiper de l’appareil de la paix et la sécurité, de manière à préparer le pouvoir de toutes les nations », a fait savoir Prime Niyongabo, chef de la FDNB, dans son discours de circonstance. Au fil des années. M.Niyongabo a indiqué que l’Union africaine a réalisé des progrès remarquables dans la construction de son arsenal de défense, de sécurité et de solidarité. «A travers la consolidation progressive de la force africaine en attente, nous avançons de pas à pas vers la concrétisation du principe sacré des solutions africaines aux problèmes africains », a ajouté le chef de la FDNB, tout en précisant qu’il est nécessaire d’améliorer la continuité de la sécurité et la stabilité dans notre continent.
«Depuis de nombreuses années, les forces de défense et de sécurité du Burundi participent avec dévouement dans des opérations de maintien de la paix et la sécurité dans plusieurs pays africains, guidées uniquement par l’esprit de sacrifices pour la paix des peuples des pays qui l’en ont besoin. Et nous sommes convaincus que la paix et la sécurité du continent africain doivent reposer sur un engagement de solidarité et le soutien mutuel entre les peuples africains », a affirmé M. Niyongabo, soulignant que la stabilité du continent exige un engagement absolu de tous les pays membres.
Se préparer à la conduite des opérations de soutien pour la paix
M. Niyongabo a signalé que les documents dont ils se servent dans le travail des réunions sont pour une grande partie, le résultat de l’analyse des recommandations de la 17e session du CTSDSS. Ils constituent donc, non seulement des documents techniques, mais également des instruments destinés à l’amélioration concrète de notre capacité collective de planifier, préparer et conduire les opérations de soutien. Quant à Bankolé, commissaire aux affaires politiques, au sein de l’Union africaine, quelles que soient ses forces, aucun pays ne peut jamais résoudre seul ses problèmes conflictuels. Ainsi, il est d’une importance capitale de créer un espace de convergence dans le but de renforcer les structures de paix et sécurité du contient, allant dans l’atteinte de l’agenda 2063 de l’Union africaine.
Avit Ndayiragije
