A l’approche de la rentrée scolaire 2026-2027, la gouverneure de la province de Buhumuza, Denise Ndaruhekere, indique le mercredi 20 août 2026 au journal « Le Renouveau du Burundi » que la priorité de sa province reste la fourniture de pupitres. A tour de rôle, les administrateurs de Gisuru, Amos Ndayizamvye, de Butaganzwa, Onésime Ngendandumwe, et celui de Gisagara, Japhet Nzirubusa, ont détaillé les dispositions locales prises pour pallier le manque d’enseignants et d’infrastructures. Enfin, des habitants de la province, notamment Alexis Ndikubwayo et Jeanne Nduwimana, se réjouissent des mesures de sensibilisation et des cantines scolaires qui freinent le décrochage.

fabriqués.(Photo : Jean Marie Ndayisenga)
Pour concrétiser la politique zéro enfant mal assis en classe, dans la province de Buhumuza, les préparatifs pour l’année scolaire 2026-2027 vont bon train. Mme Ndaruhekere indique que la province compte déjà 48 311 pupitres.
« Grâce aux fonds accordés par le gouvernement, un nombre important de bancs a déjà été fabriqué. » estime-t-elle. Elle ajoute qu’aucun élève ne sera contraint de s’asseoir sur le sol, une disposition à trois élèves par pupitre pouvant être adoptée à défaut. Concernant le manque d’enseignants, problème d’ampleur nationale, elle affirme que le gouvernement burundais a déjà pris des mesures adaptées.
Dans les communes, les administrateurs mettent en œuvre des solutions concrètes
Dans la commune Gisuru, M. Ndayizamvye indique qu’un fonds commun a été instauré pour payer les enseignants vacataires à un tarif proche de celui des enseignants permanents. Sur le plan des infrastructures, il a fait savoir que la commune a construit l’école fondamentale de Nyamuyenzure dont neuf salles de classes, un bloc administratif et des latrines avec l’appui du projet Prodeci, et a réhabilité huit salles de classe endommagées par les intempéries. Il accompagne également l’implantation du Lycée William Thomson doté d’internats privé soulignant que la commune Gisuru ne disposait auparavant aucune école à régime d’internat.
Dans la commune Butaganzwa M. Ngendandumwe affirme qu’un internat pour les élèves a été construit en seulement deux mois au CFP. Cet établissement, unique en son genre dans la commune, accueillera les élèves dès le mois de septembre 2026. En commune de Gisagara, M. Nzirubusa, souligne que le taux d’abandon scolaire a été particulièrement faible. « Face au risque de départ des élèves vers la Tanzanie voisine, frontalière de six zones sur neuf, l’administration intervient immédiatement auprès des parents dès qu’un cas est signalé pour réintégrer l’enfant à l’école
Une mobilisation citoyenne payante contre l’abandon scolaire
L’action combinée des autorités locales et des citoyens permet de réintégrer les jeunes partis chercher leur subsistance dans les pays limitrophes comme la Tanzanie ou la République Démocratique du Congo.
Alexis Ndikubwayo, résident de la zone Butezi, témoigne que les cas d’abandon ont régressé de manière très satisfaisante. Il attribue ce succès à l’instauration des cantines scolaires endogènes, qui assurent la nutrition des élèves sur place, associées aux séances de sensibilisation.
Jeanne Nduwimana originaire de la commune Ruyigi confirme la baisse des obstaclesscolaires grâce aux réunions régulières regroupant parents, enseignants et élèves. Elle souligne que la combinaison des cantines, de la construction de nouvelles classes, du rééquipement en matériel et de l’amélioration des résultats scolaires motive davantage les enfants pour l’année à venir.
Jean Marie Ndayisenga
