Suite aux rumeurs qui ont circulé sur les différentes plateformes et réseaux sociaux, disant que le 31 août 2026, est la date limite d’octroi des documents de voyage à cause des prochains scrutins, le commissariat général de migrations vient de démentir ces fausses informations, dans une conférence de presse, animée le lundi 31 août 2026. Maurice Mbonimpa, commissaire général de migrations appelle la population à être très vigilante, précisant que ces malfaiteurs ne visent que voler ou arnaquer les gens, car, l’octroi des documents de voyage n’à rien avoir avec les élections.

Maurice Mbonimpa, a fait savoir que cette conférence de presse avec les professionnels des médias a été organisée, dans le but de démentir certaines fausses informations qui, depuis un certains temps circulent sur les différentes plateformes et réseaux sociaux, selon, lesquelles, le commissariat général de migrations ne donnera plus aux citoyens, des documents de voyage, à partir de ce lundi 31 août 2026 jusqu’après les prochaines élections présidentielles, prévues l’année prochaine. M. Mbonimpa a indiqué que depuis le matin, ils ont assisté à une situation inhabituelle où une foule de gens s’est rendue au bureau du Commissariat général de migrations, demandant des éclaircissements à propos de rumeurs circulant sur les réseaux sociaux sur une suspension d’octroi des documents de voyage, à partir du 31 août 2026.
« Cette information est fausse, comme nous l’avons toujours dit. Ces gens sont des personnes qui veulent déstabiliser le peuple burundais. A la population, nous lui demandons de toujours être vigilante dans le but d’échapper aux arnaques de ces bandits qui ne visent que voler seulement », a souligné M. Mbonimpa. Donc, ce dernier a mentionné que le commissariat général des migrations ne cessera jamais de délivrer des documents de voyage à toutes les personnes qui le désirent.
Concernant le retard d’octroi de certains documents qui s’est remarqué depuis un certain temps, M. Mbonimpa affirme que cela était lié au problème d’approvisionnement, mais que ce dernier a été résolu parce qu’entre septembre et octobre, le commissariat entend recevoir plus de deux cent mille passeports. Il informe que le commissariat des migrations travaille actuellement avec les services habilités pour mener des enquêtes approfondies en vue de traquer ces voleurs, qui ne visent qu’à arnaquer et déstabiliser la population.
La carte d’identité pour étrangers, une obligation
Conformément à l’ordonnance conjointe des ministères ayant les Finances et la Sécurité publique dans leurs attributions, M. Mbonimpa a rappelé que tous les étrangers qui vivent au Burundi doivent se munir d’une carte d’identité pour étrangers dans un délai ne dépassant pas deux mois. « Cette mesure a été prise dans le but de connaître tous les étrangers qui vivent au Burundi, car, il y’a des étrangers que débarquent au Burundi et se cachent dans différents quartiers sans aucun document administratif », a précisé M. Mbonimpa, tout en signalant qu’il leur en reste un délai d’un mois seulement.
S’agissant des documents exigés pour avoir une carte d’identité pour étrangers, il a rappelé que le demandeur doit se munir d’un Visa de résidence, une attestation de résidence et de son passeport. Maurice Mbonimpa demande à tout un chacun, dans son secteur d’activité, de contribuer à la lutte de cybercriminalité dans notre pays, car cette pratique se remarque dans plusieurs secteurs de la vie nationale.
Avit Ndayiragije
