Les nouvelles technologies, notamment l’Intelligence artificielle (IA), occupent, désormais, une place croissante dans les différents secteurs de la vie socioéconomique. Face à cette évolution, les Burundais, jeunes comme adultes, sont appelés à s’y adapter afin d’en tirer pleinement parti et de contribuer à la réalisation de la Vision 2040-2060. C’est ce qui a été souligné lors des échanges du 2e jour de la conférence scientifique organisée à Gitega dans le cadre de la célébration de l’Imbonerakure Day, 10e édition. La rencontre du vendredi 28 août 2026, a notamment enregistré la participation du Premier ministre, Nestor Ntahontuye.

Les activités de cette deuxième journée étaient consacrées à un panel portant sur « l’Intelligence artificielle, les technopoles et les parcs STI (Science, Technologie et Innovation) comme leviers de l’émergence économique du Burundi et de l’Afrique ». Les échanges ont permis de faire le point sur l’évolution et l’utilisation de l’IA à l’échelle mondiale, mais également sur son niveau d’adoption au Burundi, les initiatives déjà en cours ainsi que les perspectives de développement de solutions adaptées aux réalités nationales.
Intervenant au cours de cette rencontre, M. Ntahontuye a souligné que l’IA constitue, désormais, un pilier indispensable à la réalisation de la Vision d’émergence et de développement du Burundi. Il a appelé à une mutualisation des efforts, notamment entre les différents experts du domaine, afin de mettre ces nouvelles technologies au service de la population.
Selon lui, l’IA offre des solutions susceptibles de faciliter de nombreuses tâches et de permettre un gain considérable de temps. Son développement et son utilisation doivent ainsi être orientés vers la recherche de solutions concrètes aux différents défis auxquels le pays est confronté.
Au cours du panel, les experts ont relevé que l’utilisation de l’intelligence artificielle connaît une progression spectaculaire à l’échelle mondiale et touche, désormais, pratiquement tous les domaines. Au Burundi, l’IA est également utilisée, mais à travers des applications développées principalement à l’étranger. Les efforts doivent donc se poursuivre, afin de renforcer les capacités nationales et de favoriser la conception de solutions locales capables de répondre aux besoins spécifiques du pays.
Abordant la question du financement, qui constitue l’un des défis évoqués au cours des échanges, M. Ntahontuye a estimé que les ressources financières ne devraient pas faire défaut lorsque les projets proposés apportent des solutions concrètes et présentent un intérêt réel pour les investisseurs.
Les intervenants ont, par ailleurs, recommandé de renforcer la recherche, l’innovation et la formation dans le domaine des nouvelles technologies. L’objectif est notamment de permettre aux Burundais de développer leurs propres solutions technologiques et de les mettre au service de la population et du développement du pays.
A la clôture de la conférence, le secrétaire général du parti CNDD-FDD, Révérien Ndikuriyo, a appelé les participants à s’approprier les enseignements tirés de cette rencontre scientifique et à les traduire en actions concrètes. Il a souligné que le Burundi dispose d’un nombre important d’intellectuels et de cadres ayant un niveau élevé de formation, estimant qu’il est nécessaire de mettre ces compétences à contribution pour accompagner progressivement la transformation économique et améliorer l’image du pays.
M. Ndikuriyo les a également appelés à préserver la paix, à faire preuve d’assiduité au travail et à rester engagés en faveur du développement du Burundi.
Claude Hakizimana
