
La sécurité routière est indispensable dans la promotion de la circulation dans les voies publiques. Mais, il s’observe souvent des accidents liés à l’inattention des instances policières sur les voies routières. Pourquoi certains chauffeurs se comportent n’importe comment au vu et au su de la police ? Quelles en sont les conséquences ? Quel est le rôle du régulateur ? Différents interlocuteurs ont fait un point sur ce sujet combien important tout en interpellant la police à faire respecter le code de la route.
«Depuis quelques temps, les appareils de régulation de vitesse ont cessé de fonctionner mais nous sommes en train de chercher un autre moyen fiable de régulation de la vitesse pour les chauffeurs qui se fassent sourde oreille lorsqu’ils sont au volant», indique Etienne Citegetse, commandant de la (PSR) (Police de la sécurité routière). Pour les feux rouges qui ne fonctionnent plus dans la ville de Bujumbura, M. Citegetse fait savoir que la PSR est déjà au courant et rassure qu’elle va trouver une solution durable à cette question. Il met en garde les chauffeurs qui excèdent de vitesse en leur disant d’éviter ce comportement pour leur intérêt et l’intérêt des passagers.
Quant à Bosco Minani, président de l’(Atrabu), Association des transporteurs du Burundi, il connaît qu’il y a des chauffeurs qui roulent à grande vitesse et qui par conséquent, causent des accidents ; d’autres encore qui conduisent en état d’ivresse, d’autres qui se fassent distraire et par conséquent causent des accidents ; et d’autres qui font un mauvais chargement. M.Minani ajoute que certains chauffeurs peuvent négliger le contrôle technique de leurs véhicules ou bus et cela peut aussi causer des accidents. Il n’a pas manqué de pointer du doigt le manque de carburant qui peut aussi pousser les chauffeurs à faire l’excès de vitesse lorsqu’ils entendent la station qui va en distribuer. « Si les chauffeurs voient la liste des stations qui vont distribuer le carburant, ils roulent à grande vitesse pour y arriver le plus rapidement possible et cela peut facilement causer des accidents », explique-t-il en interpellant la PSR à rester vigilante pour assurer la sécurité routière et faire respecter le code de la route. Il déplore le comportement de certains conducteurs qui préfèrent corrompre la police lorsqu’ils tombent dans les erreurs et es conseille de se débarrasser de ce mauvais comportement pour éviter les mauvaises conséquences qui peuvent survenir notamment la mise en danger des vies humaines, la faillite des assurances, la perte des propriétaires de bus, etc.

Il a terminé en interpellant la PSR à organiser des séances de sensibilisation des chauffeurs sur le code de la route et mettre en place les panneaux qui indiquent aux chauffeurs comment se comporter dans les routes. Et au gouvernement, il demande de réhabiliter les routes pour garantir la circulation en toute sécurité.
Livrer des permis aux chauffeurs qui le méritent
« J’interpelle les instances policières chargées de livrer les permis de conduire et d’assurer la sécurité routière à le faire conformément à la loi. Il y a des chauffeurs qui achètent des permis au lieu de suivre les formations dans les auto-écoles et passer les permis conformément au code de la route. Ces chauffeurs qui achètent souvent les permis se comportent comme ils veulent parce qu’ils n’ont pas suffisamment de connaissances qui leur permettent de conduire un bus ou tout autre véhicule. Il y a aussi des chauffeurs qui ne respectent pas le passage-piéton et cela peut facilement causer des accidents», indique Josué Uwimana, un passager rencontré dans la zone Kinama.
Il interpelle ainsi la PSR à assurer efficacement la sécurité routière tout en vérifiant que les conducteurs des voitures ou bus de transport remplissent les conditions et surtout à infliger des punitions aux chauffeurs qui transgressent le code de la route. Il conseille les chauffeurs d’éviter tout d’abord, les tricheries dans l’obtention des permis de conduire pour leur intérêt et de respecter la loi lorsqu’ils sont au volant. Il n’a pas manqué de lancer un clin d’œil aux piétons qui ne respectent pas les conditions de la route en leur demandant de faciliter la circulation dans la route.
Par rapport aux causes déjà mentionnées en haut, Renaud Niyonkeza, un des propriétaires des véhicules, dénonce les dépassements effectués sans respecter les règles de circulation ; le stationnement dans des endroits inappropriés ou dangereux ; la mauvaise utilisation des clignotants notamment lorsqu’un conducteur change de direction ; l’utilisation du téléphone au volant, qui constitue une importante source de distraction ; la conduite sous l’influence de l’alcool, ce qui représente un réel danger pour eux-mêmes et les autres usagers; ainsi que le manque de formation ou de sensibilisation au code de la route. A son avis, les contrôles d’alcoolémie devraient être renforcés et effectués de manière régulière, et pas uniquement les week-ends ou à certains endroits précis. « Il serait également pertinent de multiplier les contrôles à proximité des bars, bistrots et autres lieux où l’on consomme de l’alcool », ajoute-t-il. Il précise que lorsqu’un conducteur est contrôlé positif à l’alcool alors qu’il est au volant, il serait souhaitable que les autorités prennent les dispositions nécessaires pour l’empêcher de reprendre la route et, lorsque cela est possible, l’aider à trouver un moyen sûr de rentrer chez lui afin de prévenir les accidents et protéger les vies humaines.
Il interpelle enfin la PSR de mettre en place un système de contrôle plus rigoureux et régulier, tout en veillant à l’application effective des règles, sans complaisance ni tolérance pour les comportements dangereux. Il appelle également au renforcement des mécanismes de lutte contre la corruption afin que les contrôles soient efficaces. Il propose l’organisation de séances de formations et sensibilisations régulières à l’intention des conducteurs afin de leur rappeler le code de la route, les bonnes pratiques de conduite et l’importance du respect des autres usagers.
Olivier Nishirimbere
