
M. Ndikumasabo a retracé le parcours juridique de cette réforme initiée en juin 2020 par le chef de l’État (Photo : Jean Marie Ndayisenga)
Face aux interrogations fréquentes des assurés concernant la mise en œuvre de la réforme du régime de retraite, l’Institut national de sécurité sociale (INSS) a organisé une conférence de presse afin de donner des éclaircissements aux assurés ce jeudi 13 août 2026. Le directeur chargé de la gestion des assurés, Jean Petit Ndikumasabo, a détaillé les modalités pratiques, la fixation des allocations à 60 % du dernier salaire net et le calendrier de régularisation pour les ayants droit.
M. Ndikumasabo a d’abord retracé le parcours juridique de cette réforme initiée en juin 2020 par le chef de l’État, Evariste Ndayishimiye « L’ambition initiale d’aligner progressivement les pensions sur le dernier salaire s’est traduite par la loi du 14 mars 2022, avant d’être amendée par la loi n°1/05 du 30 avril 2026 afin d’adapter cette revalorisation aux réalités économiques du pays », a-t-il fait savoir.
M. Ndikimasabo a souligné que la mesure d’application adoptée le 26 juin 2026 concrétise cet engagement : « Chaque retraité concerné perçoit désormais une pension équivalant à 60 % du salaire net qu’il touchait en activité. » M. Ndikumasabo a confirmé que l’exécution effective de cette disposition a débuté ce mois d’août 2026.
Hausse spectaculaire des planchers et plafonds
Abordant les nouveaux barèmes applicables aux personnes parties à la retraite, bénéficiaires d’une pension anticipée ou décédées depuis janvier 2020, M. Ndikumasabo a mis en avant une revalorisation substantielle : Pension minimale : Elle passe de 2 400 à 30 000 FBu, soit une hausse de 1 250 %. Pension maximale : Elle progresse de 450 000 à 1 050 000 FBu, marquant une augmentation de 233 %. Retraités d’avant 2020 : Il a également annoncé une revalorisation forfaitaire de 30 % sur le montant mensuel perçu.
M. Ndikumasabo a apporté une précision essentielle sur le profil des bénéficiaires. Selon lui, la loi couvre exclusivement les travailleurs dont la rémunération provient directement du budget de l’État.
Il a en outre fait observer que le régime des militaires et des policiers reste inchangé, conformément aux textes spécifiques qui les régissent.
S’agissant des assurés dont leurs dossiers n’ont pas été ajustés en août 2026, M. Ndikumasabo a expliqué que ces retards temporaires touchent les employés communaux, les agents nommés par les hautes autorités de l’État (Présidence, Parlement, Ombudsman) et les personnes dont les employeurs n’ont pas encore transmis les données salariales notamment pour la période allant de janvier 2025 à juin 2026.
En cas d’erreur ou de montant inférieur à l’ancienne pension, Il a invité les usagers à se manifester auprès des représentations communales de l’INSS pour la régularisation.
Enfin, M. Ndikumasabo a souligné que les salariés des entreprises parapubliques et du secteur privé ne seront pas oubliés. Pour lui,des études techniques sont actuellement menées afin de définir les mécanismes qui leur permettront, eux aussi, de bénéficier prochainement d’une pension revalorisée.
Jean Marie Ndayisenga
